Excès de vitesse : risques et conséquences

Sur les routes de France, les excès de vitesse jouent un rôle essentiel dans plus de 30 % des accidents mortels chaque année. Et pourtant, on estime qu’un conducteur sur deux roule la plupart du temps au-delà de la vitesse autorisée. Hormis la menace de provoquer un sinistre, quels sont les dangers auxquels s’expose celui qui appuie un peu trop fortement sur l’accélérateur ?

Les risques d'un excès de vitesse

C’est scientifiquement prouvé : la vitesse ne fait pas qu’aggraver les accidents de la circulation, elle les provoque. Car plus un véhicule roule à vive allure, plus le champ visuel du conducteur est réduit pour se fixer sur le centre de la route. La personne au volant n’est alors plus en mesure d’anticiper les dangers. Lorsqu’un autre véhicule approche, il est souvent trop tard pour appuyer sur la pédale de frein. Si un bon contrat d’assurance auto peut, en partie, dédommager les dégâts causés par un tel accident, aucun automobiliste ne peut se soustraire aux sanctions appliquées par l’Etat.

De l’amende au retrait immédiat du permis

Compte tenu de leurs conséquences graves, les excès de vitesse sont des infractions lourdement réprimées par le Code de la route. La peine encourue – PV ou perte de points – dépend de l’importance du non-respect de la vitesse autorisée.
Ainsi, si le dépassement est :

  • Inférieur à 20 km/h (hors agglomération) = amende forfaitaire de 68 € et retrait de 1 point sur le permis de conduire ;
  • Inférieur à 20 km/h (en agglomération) = amende forfaitaire de 135 € et retrait de 1 point de permis ;
  • Compris entre 20 et 30 km/h = amende forfaitaire de 135 € et retrait de 2 points de permis ;
  • Compris entre 30 et 40 km/h = amende forfaitaire de 135 €, retrait de 3 points et possible suspension du permis jusqu’à 3 ans ;
  • Compris entre 40 et 50 km/h = amende forfaitaire de 135 €, retrait de 4 points et possible suspension du permis jusqu’à 3 ans.

Au-delà de 50 km/h, l’excès de vitesse est un délit passible de 1 500 € d’amende, du retrait de 6 points et d’une suspension du permis jusqu’à 3 ans.

Lorsque le dépassement est d’au moins 40 km/h au dessus de la vitesse maximum autorisée, les forces de l’ordre peuvent procéder au retrait immédiat du permis pour un délai de 72 heures maximum.

Non-respect de la vitesse autorisée et assurance auto

Même en cas d’accident responsable, un assureur ne peut refuser de couvrir les préjudices corporels et matériels causés à une personne tierce : c’est ce qu’on nomme la responsabilité civile, une protection obligatoire comprise dans tous les contrats d’assurance auto. Les propres dommages du conducteur responsable pourront eux aussi être pris en charge, si la formule souscrite est suffisamment couvrante (grâce à la garantie « dommages », notamment).

En revanche, l’« après » se révèle plus compliqué et met très souvent l’assuré dans une position inconfortable. La compagnie d’assurance a, en effet, le droit de réévaluer la prime du conducteur à la hausse, en plus d’augmenter son coefficient malus de 125 %, si l’assuré est tenu responsable du sinistre.

Par ailleurs, une suspension de permis est un élément à transmettre impérativement à son assureur afin d’éviter une résiliation pour défaut de déclaration. Cette situation pourrait être dramatique : la souscription d’un nouveau contrat d’assurance auto reste une tâche encore compliquée pour les conducteurs résiliés.

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Et si on discutait ?

    Bonjour,
    J’ai été verbalisé pour « refus de priorité à un piéton régulièrement engagé ou ayant clairement manifesté l’intention de traverser ».
    J’aimerais contester car, pour moi, le piéton ne s’est pas engagé régulièrement et n’a pas non plus manifesté « clairement » l’intention de le faire »
    Il existe, je pense, un article du code de la route qui fait obligation aux piétons de s’engager en s’assurant qu’il le fait sans danger (regarder à droite et à gauche, marquer un temps d’arrêt avant de traverser, …). Pourrais-je avoir les références de cet article ?
    Merci.
    PP

    Répondre

    Bonjour @Philippe PERROTIN,
    Vous ne trouverez pas un tel article dans la loi, car celle-ci stipule clairement que les piétons sont toujours prioritaires sur les voitures. La raison : au volant, vous êtes moins vulnérable et vous êtes tenu pour responsable de la potentielle dangerosité de votre machine. Le seul moyen pour contester ce type d’accident serait de prouver que le piéton s’est volontairement jeté sous vos roues, pour se suicider par exemple… mais ce n’est pas le cas, n’est-ce pas ?

    Répondre

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