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Péages : et si les véhicules les moins polluants payaient moins cher ?

Un rapport du Sénat propose de moduler les tarifs des péages en fonction de la motorisation des véhicules. Les automobilistes qui roulent en électrique ou en hybride pairaient ainsi moins cher sur les autoroutes.

tarifs peages

Paiera-t-on un jour plus ou moins cher aux péages autoroutiers selon que notre véhicule soit polluant ou non ? C’est en tout cas ce que suggère un rapport du Sénat sur les concessions autoroutières présenté le vendredi 18 septembre dernier. Le texte propose en effet d’adapter les tarifs des péages en fonction de la motorisation des véhicules. Les conducteurs de voitures électriques et hybrides bénéficieraient ainsi de réductions.

Autre critère qui pourrait faire varier les prix : les habitudes des automobilistes. Ceux qui pratiquent le covoiturage pourraient par exemple être récompensés. « On peut faire évoluer les tarifs en fonction des véhicules, s’ils sont propres ou pas propres, de la pratique des usagers, s’ils sont en covoiturage ou pas, les trajets domicile-travail », expliquait Vincent Delahaye, le rapporteur de la commission d’enquête du Sénat.

Vers un « sommet des autoroutes »

Selon le rapport, les concessions autoroutières sont extrêmement rentables. Entre 2006 et 2019, elles ont versé 24 milliards d’euros à leurs actionnaires. Cette excellente santé financière pourrait permettre de financer des tarifs plus attractifs. Les prix des péages pourraient ainsi être revus, avec des réductions pour encourager la circulation des véhicules les moins polluants.

Dans son enquête, la commission propose également que les contrats entre les concessions d’autoroutes et l’Etat soient raccourcis. Actuellement, ils durent généralement entre 25 et 30 ans et peuvent être allongés en cas de travaux. Enfin, les rapporteurs soumettent l’idée d’organiser un « sommet des autoroutes » pour discuter de toutes ces questions avec les parties concernées.

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