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Entretien

Télépéage : toujours plus d’abonnés pendant l’été !

Chaque année, le chassé-croisé des vacances cause d’interminables files d’attente aux péages. Cyrille Pertuisot, directeur marketing du service de télépéage Bip&Go, a accepté de faire le point sur la situation. L’occasion de réfléchir aussi sur l’avenir de la mobilité en France.

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Avez-vous observé une augmentation sensible des abonnements au télépéage au début de l’été ?

L’été est une période très faste dans l’utilisation du badge et la souscription d’abonnements car les gens pensent à la route des vacances et aux embouteillages. On a remarqué une grande progression en juillet qui se confirme en août, avec aussi de nouveaux clients de Belgique et du Luxembourg. Pour être tout à fait honnête, il y a sûrement un effet de rattrapage après le confinement.

Quelles sont les routes ou parkings payants les plus utilisés par les vacanciers ?

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En général, l’autoroute du Soleil [A6, prolongée par l’A7] est la plus utilisée. Les axes Nord-Sud et Est-Ouest sont les plus prisés. On ne remarque pas de pic particulier au niveau de l’utilisation des parkings. Peut-être en constatera-t-on un avec le lancement de notre service au Portugal.

Chaque été, de nombreux Français se plaignent du prix des péages. Trouvez-vous que les prix sont encore trop élevés ?

Bip&Go ne prend pas parti sur ce débat, nous sommes juste un service qui propose un moyen de paiement simplifié. Ce n’est pas notre sujet. La voiture a un coût, mais tout comme le train, le bus, l’avion…

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Voyez-vous la voiture comme un transport d’avenir ?

Nous avons la conviction que la voiture restera indispensable à la mobilité des Français. Sans doute sous d’autres formes, avec les voitures connectées, le partage, etc. Mais on ne remplacera pas le service apporté par ce moyen de transport. 70% des actifs vont au travail en voiture et les jeunes s’y intéressent de plus en plus, notamment grâce à la liberté que la voiture permet.

Comment convaincre un automobiliste qui n’utilise sa voiture que pour des vacances ou des longs trajets de s’abonner à Liber-T ?

C’est l’année où il faut prendre l’abonnement, au vu de l’affluence. Cela permet de gagner beaucoup de temps en évitant les queues au péage aussi bien en France qu’en Espagne, Italie et Portugal. C’est également pratique : qui n’a pas laissé sa carte bleue au fond d’une veste ou dans son coffre ? De plus, dans le contexte sanitaire actuel, Bip&Go vous permet de n’avoir aucun contact lors du paiement. Pas besoin d’ouvrir la fenêtre, les enfants ne se réveillent pas… De plus, les mois où l’on ne s’en sert pas, on ne paie pas.

En tant que filiale de Sanef, cela peut-il vous aider à adapter vos offres en se basant sur les données que Sanef possède sur les autoroutes et le trafic ?

On a nos propres clients donc on a les données, de manière anonyme bien entendu. On a beaucoup de data mais finalement peu d’outils pour les analyser. C’est pourquoi on a récemment fait un data challenge avec des étudiants et des chercheurs à partir de nos données, pour mieux comprendre notre clientèle.

Vous vous diversifiez en proposant de l’assurance dans votre option Premium ?

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L’option Premium est un ensemble, qui propose certes de l’assurance mais aussi divers services comme le SOS Fourrière. Vendre de l’assurance uniquement, c’est compliqué. Nos clients ont l’impression d’être déjà très bien couverts et je ne sais pas si on a la légitimité pour vendre de l’assurance auto. Mais on réfléchit à se diversifier en cherchant des nouveaux marchés. Par exemple proposer à l’avenir de payer son carburant avec Bip&Go.

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Le débat sur la renationalisation des autoroutes revient chaque année. En janvier, une commission d’enquête a été ouverte pour y réfléchir. Concrètement, est-ce que cela changerait quelque chose à votre activité ?

Si les concessions autoroutières prennent fin, la vraie question serait de savoir si les autoroutes demeureraient payantes ou non. C’est cela qui impacterait directement notre activité. Nous sommes attentifs aux évolutions, comme en Espagne [deux tronçons redevenus gratuits en 2020, trois autres le seront en 2021]. C’est aussi pour cela qu’on cherche à se diversifier.