Prix des péages : le gouvernement appelle les sociétés d’autoroutes à faire « un geste »

Alors que le prix des péages a augmenté de 2 % en moyenne par rapport à l’année dernière, le nouveau ministre des Transports, Clément Beaune, demande aux sociétés d’autoroutes d’appliquer une remise auto sur les tarifs. On vous explique.

un péage en france

Contrer l’augmentation du prix des péages

Les départs des vacances approchent et de nombreux Français sont sur le point de prendre la route. Toutefois, avec la hausse du prix du carburant et celle des péages qui a augmenté de 2 % depuis le début de l’année et qui a connu une inflation d’environ 6 % au mois de juin, les frais des conducteurs risquent de vite grimper. C’est pourquoi le gouvernement appelle les sociétés d’autoroutes à réduire le coût des péages pour faire face à cette augmentation des tarifs.

Interrogé par Le Parisien, le ministre des Transports, Clément Beaune, explique :

Le gouvernement a concentré ses efforts sur le carburant, avec la ristourne de 18 centimes qui se prolonge jusqu’à l’automne. Nous allons, avec Bercy, réunir tous les acteurs autour de la table, pour réfléchir à des actions. Il serait utile que les sociétés d’autoroutes fassent un geste. Comme ont pu le faire TotalEnergies et d’autres, dans les stations-services.

Des aides auto mises en place

Le gouvernement estimant avoir fait des efforts avec la remise des 18 centimes sur le prix du carburant, il appelle désormais les sociétés d’autoroutes à faire de même pour les péages.

Dans l’interview accordée au Parisien, le ministre des Transports rappelle également l’aide mise en place par le géant TotalEnergies. En effet, l’entreprise applique une ristourne de 12 centimes par litre de carburant acheté dans une de leurs stations sur l’autoroute durant tout l’été.

Si le gouvernement souhaite que les sociétés d’autoroutes appliquent des réductions temporaires pour les Français, rien n’a encore été décidé. Par ailleurs, il faut savoir que l’augmentation des tarifs des péages est automatique. Elle est négociée entre les sociétés d’autoroutes et l’État dans le cadre d’une révision annuelle.