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Réforme du permis de conduire : les auto-écoles redoutent une formation au rabais

Pour faire baisser le prix du permis de conduire, le gouvernement envisage de déréglementer la profession, notamment au profit des plateformes en ligne. Les auto-écoles craignent un examen au rabais et mettent en garde contre les prix cassés.

auto-ecole

Une baisse « drastique » du coût du permis de conduire : c’est ce qu’a annoncé en novembre dernier le Président Emmanuel Macron. Pour y parvenir, une mission parlementaire étudie le sujet et a remis un rapport au Premier ministre le 2 février. L’ensemble des pistes de réflexion n’a pas encore été dévoilé, mais les auto-écoles ont d’ores et déjà exprimé leur désaccord.

Comme le rapporte Le Parisien, le rapport suggère de développer les nouveaux arrivants sur le marché de l’apprentissage de la conduite, comme les plateformes de formation en ligne et les start-up qui proposent des permis à petits prix. Une évolution mal accueillie par les auto-écoles, pour qui la déréglementation de l’éducation routière se fera au détriment de la qualité. Une manifestation est prévue le 11 février sur le boulevard périphérique parisien.

Selon une étude de l’UFC Que Choisir de septembre 2016, le prix du permis de conduire est de 1 800€ en moyenne en France. Ce chiffre varie toutefois fortement selon les régions et peut atteindre les 2 000€ à Paris.

Doute sur les prix cassés

Par ailleurs, les professionnels sont peu convaincus par les organismes qui proposent des formations à la conduite à prix réduits. « Ces start-up affirment casser les prix. Mais des élèves mal formés vont rater leur permis et, devant le repasser, paieront finalement bien plus cher qu’avec une auto-école classique », note le CNPA (Conseil national des professions de l’automobile).

Autre point de désaccord : la mise en place de plateformes depuis lesquelles les candidats au permis de conduire pourraient s’inscrire eux-mêmes à l’examen, en vue de réduire les délais. Actuellement, ce sont les auto-écoles qui prennent la décision d’inscrire un jeune conducteur. « C’est prendre le risque de voir des personnes mal formées s’inscrire et prendre des places d’examen dont le nombre est déjà compté », avertit le CNPA.