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Conduire avec un handicap

Jihane Bensouda - mis à jour le

Vous êtes atteint d’un handicap et vous souhaitez tout savoir sur la conduite automobile pour les personnes à mobilité réduite ? Votre comparateur d’assurance auto LeLynx.fr vous guide en vous fournissant les étapes à suivre pour respecter la réglementation française.

Conduire avec un handicap

La nature de votre handicap détermine votre aptitude à conduire

Dans un souci de favoriser la mobilité pour tous, le gouvernement prévoit que les personnes atteintes d’un handicap puissent conduire un véhicule.

Cependant, certaines formes de déficience peuvent entraîner une inaptitude à la conduite. Ainsi, il convient de distinguer :

  • Le handicap physique : qui, dans de nombreux cas, peut être accompagné d’aménagements du véhicule et ainsi, il n’entrave pas la pratique de la conduite.
  • Le handicap visuel : pour lequel il existe un seuil d’acuité minimum requis. Une visite de contrôle chez un ophtalmologue permettra d’évaluer votre acuité visuelle et de savoir si vous êtes en-deçà ou au-delà du seuil.
  • Le handicap auditif : qui, en principe, n’est pas incompatible avec la conduite auto et pour lequel, des épreuves aménagées sont prévues.
  • Le handicap mental : pour lequel seul un avis médical détermine l’aptitude à la conduite.

Suivant l’arrêté du 21 décembre 2005, il appartient au conducteur de vérifier son aptitude à conduire. En d’autres termes, c’est à vous d’effectuer les démarches nécessaires afin d’obtenir votre certificat médical d’aptitude à la conduite temporaire ou définitif.

Ainsi, si vous souffrez d’une déficience qui pourrait affecter votre conduite, vous devez nécessairement prendre rendez-vous avec la commission médicale de la préfecture de votre département !

Cette mesure est obligatoire si :

  • Vous êtes atteint d’une affection médicale ou d’une incapacité physique et que vous souhaitez passer l’épreuve du permis de conduire ;
  • Vous êtes déjà titulaire du permis et vous avez subi une diminution de votre mobilité au cours de votre vie (événement médical majeur, pathologie évolutive). Vous devez procéder à une régularisation du permis pour apprendre à conduire avec les dispositifs d’aide à la conduite.

L’examen du permis de conduire pour les personnes à mobilité réduite

Vous êtes en situation de handicap et vous voulez savoir comment régulariser ou passer votre permis de conduire sur un véhicule aménagé ? L’obtention du permis de conduire est réglementée. En effet, selon la loi (art. 2 de l’arrêté du 8 février 1999 relatif aux conditions d’établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire), si vous souffrez d’une atteinte physique ou mentale susceptible d’entraver votre conduite automobile, vous devez avoir un certificat médical d’aptitude.

Ce certificat s’impose également si vous êtes reconnu handicapé par la COTOREP ou si un aménagement de votre voiture est nécessaire.

Régulariser son permis lorsque l’on est atteint d’un handicap

Si vous êtes déjà titulaire du permis B au moment du constat de votre déficience, vous n’avez pas à repasser l’épreuve du code ni l’épreuve pratique. Vous n’êtes soumis qu’à un examen technique: un agent du bureau de l’éducation routière s’assure que votre véhicule comporte bien les aménagements nécessaires et que vous savez les utiliser.

Veillez à faire ajouter la mention « conduite avec prothèse » au dos de votre permis, que votre voiture soit aménagée ou pas.

Passer son permis de conduire lorsque l’on est atteint d’un handicap

Si vous désirez vous présenter aux épreuves du permis de conduire (code+conduite), vous devez remplir un dossier auprès de la commission médicale du permis de conduire de votre préfecture. Celle-ci vous convoquera ensuite à un examen médical pour déterminer votre aptitude et les potentiels aménagements de votre véhicule.

L’examen pratique du permis est souvent plus long que l’examen habituel car l’examinateur vérifie que vous maîtrisez parfaitement les aménagements de votre voiture pendant la conduite.

De plus, un temps supplémentaire aux 35 minutes peut vous être accordé si vous présentez d’importantes difficultés de mobilité ou de communication.

Une fois le permis obtenu, celui-ci fait mention des aménagements nécessaires et de sa durée de validité. Ainsi, si le handicap ne se stabilise pas à la fin de la période mentionnée, le conducteur sera dans l’obligation de se présenter à nouveau devant les médecins de la commission médicale à l’expiration de la validité de son permis de conduire.

L’aménagement du véhicule

La commission médicale a décrété que vous aviez besoin d’aménagements dans votre véhicule ? Qu’à cela ne tienne, votre comparateur assurance auto LeLynx.fr vous propose un petit tour d’horizon des équipements auto disponibles et particulièrement adaptés aux personnes à mobilité réduite. Certains équipementiers automobile proposent plusieurs aménagements spécialement conçus pour les personnes handicapées et, quelle que soit la nature de leur handicap.

Aménagements pour maîtriser son véhicule

Pour les personnes à mobilité réduite, la première étape est de prendre le contrôle du véhicule, c’est-à-dire y entrer, s’y asseoir et en sortir facilement. Pour ceci, bon nombre d’équipementiers auto proposent des planches de transfert.

Destinées aux personnes en fauteuil roulant, celles-ci peuvent être fixées au siège et ainsi se rabattre lors de la fermeture de la portière, ou encore être amovibles. Lorsqu’elles sont amovibles, les planches s’adaptent sur le siège conducteur comme sur le siège passager.

Par ailleurs, la planche est réutilisable lors du changement de véhicule. D’un coût peu élevé, cette planche facilite le transfert du fauteuil roulant au siège de voiture en supprimant l’espace entre les deux surfaces d’assise.

De même, vous pourriez avoir recours :

  • au verticalisateur : une planchette placée sur le siège de voiture qui vous aide à vous mettre debout ;
  • au siège pivotant-sortant : un dispositif qui permet au siège de pivoter vers l’extérieur et de descendre jusqu’au niveau de l’assise de votre fauteuil roulant, afin de faciliter le transfert ;
  • au lève-personne : équipé d’un bras de levier, il sert à vous soulever et vous maintient par une sangle qui est enlevée lorsque celle-ci est installée dans votre voiture.

Astuce LeLynx.fr : l’augmentation de l’angle d’ouverture d’une portière peut aussi suffire à faciliter le transfert du fauteuil roulant vers le siège, sans impliquer d’importantes transformations du véhicule !

Aménagements pour conduire en toute tranquillité

Une fois le transfert du fauteuil roulant au siège effectué,vous devez pouvoir conduire en toute tranquillité. En effet, quel que soit votre handicap, il existe plusieurs équipements destinés à adapter votre poste de conduite selon vos besoins, tels que :

  • le transfert des commandes d’accélération et de freinage au volant : d’un équipementier à l’autre, plusieurs systèmes sont disponibles (cercle accélérateur superposé ou manette au-dessus du volant, combiné accélérateur et frein…) ;
  • l’inversion de pédale pour conduire avec une seule jambe ;
  • la mise en place d’un système embrayage/débrayage automatique ou de boîtes de vitesses robotisées.
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