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Retour en force de la pollution sonore à Paris

Selon Bruitparif, on assiste à une remontée importante des niveaux sonores dans la région parisienne. La reprise de la circulation routière et du réseau ferroviaire, notamment, a augmenté les décibels.

embouteillage bruit trafic

Pendant le confinement, les habitants des grandes villes s’émerveillaient de pouvoir enfin entendre le chant des oiseaux. C’est terminé. A peine le déconfinement autorisé, le niveau de pollution sonore a bondi. Selon l’observatoire francilien de l’environnement sonore, Bruitparif, « tout le long des axes routiers on a observé depuis trois semaines une nette remontée des niveaux sonores ».

Ce bruit reste moins élevé qu’il ne l’était avant le confinement. « On n’est pas revenu à la normale. On est à 30% de moins de pollution sonore dans Paris intra-muros et plutôt 20% de moins sur le réseau de voirie rapide », détaille Fanny Mietlicky, présidente de Bruitparif. La raison en est qu’une partie des automobilistes est restée en télétravail.

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« La sensibilité de l’oreille est démultipliée »

Outre la voiture, d’autres facteurs sonores sont pris en compte. Ainsi, tous les trains du réseau ferroviaire ont repris un rythme habituel, ce qui participe à l’élévation des décibels. Fanny Mietlicky analyse aussi une hausse de l’animation dans les quartiers. « Il y a une réappropriation des individus en groupe (canal Saint-Martin, butte aux Cailles) des quartiers animés, une nette remontée des niveaux sonores ».

Les seuls endroits où la pollution sonore reste bien inférieure à la normale, ce sont les aéroports puisque le trafic aérien n’a pas repris. Les chiffres de Bruitparif confirment donc une corrélation assez nette entre la forte activité des moyens de transport et le volume sonore dans la capitale. Un danger pour la santé des habitants : « La sensibilité de l’oreille est démultipliée lorsqu’on a vécu une période de calme comme ça. Il faut un certain temps pour retrouver ses repères ».