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Malus : et si cette taxe n’avait plus aucune limite ?

Le système du malus écologique pour l’automobile pourrait être réformé, à en croire le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Il souhaite supprimer le plafond de 12 500€.

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De nombreuses mesures sont prises par le gouvernement pour faire basculer le marché automobile des véhicules thermiques (essence et diesel) vers les véhicules dits « propres », hybrides et électriques. L’objectif annoncé est de sortir du thermique d’ici à 2040. Rappelons que la loi Mobilités prévoit la fin de ces voitures dans 20 ans.

Le malus automobile est l’une des facettes de cette chasse au thermique. Cette taxe s’applique lors de l’achat de véhicules qui dépassent 117g de CO2 émis par kilomètre. Le malus 2020 pourrait même s’appliquer dès 110g/km ! En plus de cette mauvaise nouvelle survenue mi-octobre, Bruno Le Maire vient d’ajouter une idée : le déplafonnement du malus.

Supprimer le plafond de 12 500€

De quoi s’agit-il ? Jusque-là, le malus est bloqué à 12 500€, ce qui signifie qu’un véhicule qui pollue à raison de 173g/km paiera autant que celui qui atteint 180g/km. Si vous achetiez une Hyundai i30N, par exemple, un tiers du prix d’achat partait dans le malus auto. Le ministre de l’Economie, invité de BFM Politique, a exprimé son vœu de supprimer le plafond pour pouvoir taxer plein pot une voiture très polluante.

« Nous sommes en train de perdre la bataille du CO2 pour une raison simple, l’explosion des véhicules à grosse cylindrée », a affirmé Bruno Le Maire. Il a aussi incriminé les publicités incitant à acheter des voitures polluantes, mais a cependant déclaré qu’il ne défendra pas leur interdiction. Un amendement déposé par deux députés en juin 2019 demandait en effet la fin des pubs pour les voitures essence et diesel.