Prix de l’essence : flambée du sans-plomb 95-E10 qui atteint un niveau record

À l’heure où certaines énergies comme l’électricité et le gaz connaissent une flambée des prix, le pétrole n’est pas non plus en reste. En cause, une reprise de l’activité économique mondiale et une pénurie de pétrole généralisée (notamment en Grande-Bretagne) dont le SP95-E10 fait notamment les frais, au grand dam des usagers d’automobiles.

Prix de essence sans plomb 95 E10 niveau record

Une augmentation de plus de 20 centimes depuis janvier 2021

Avec une hausse de 1,6 centime en une semaine, le SP95-E10 a atteint un coût moyen de 1,5785 € à la pompe. À titre de comparaison, le prix de l’E10 à la pompe était aux alentours de 1,35 € par litre en janvier. Il faut remonter à mai 2019 pour trouver les prix de l’essence que nous connaissons aujourd’hui, avec un sans-plomb qui avait déjà atteint 1,5691 € le litre

Le sans-plomb 95 (dans sa version sans éthanol) a même tutoyé un prix encore plus élevé puisqu’il affichait 1,6041 € dans certaines stations-service.

Commercialisé depuis 2009, le SP95-E10 est aujourd’hui le carburant le plus utilisé en France. En à peine dix ans, cette version du sans plomb a devancé toutes les autres, au point qu’elle représente 47,5 % de part de marché de l’essence sans plomb.

Bon à savoir : le SP95-E10 se distingue de sa version « classique » par l’adjonction d’une petite quantité (environ 10 %) de bioéthanol, un biocarburant produit à partir betterave à sucre, de blé ou encore de maïs. Si le SP95-E10 entraîne une légère hausse de la consommation de carburant comparativement au SP95, il reste toutefois moins cher de quelques centimes au moment de mettre le plein. Ce carburant est voué à remplacer le SP95 dans les prochaines années.

Prix de l’essence en hausse : le diesel également concerné

Le diesel n’échappe pas à la tendance : s’il affichait environ 1,30 € au tout début de l’année, son prix a également explosé en janvier 2021 puisqu’il est désormais de 1,52 € en ce début du mois d’octobre. Cette hausse de près de 12 % en à peine neuf mois est symptomatique de l’augmentation du cours du pétrole. 

Qu’il soit donc question d’essence ou de diesel, tous les automobilistes sont concernés, dans des proportions variables.

Prix de l’essence : quel scénario pour les mois à venir ?

Alors qu’il avait drastiquement chuté à 18,38 dollars en avril 2020, durant la crise sanitaire, le baril de Brent est remonté à 75,17 dollars à l’été 2021. Jamais un tel prix n’avait été enregistré depuis le mois d’octobre 2018. 

Mais selon certains spécialistes, le prix des carburants va se stabiliser et même baisser d’ici la fin de l’année, preuve en est que le baril de Brent a entamé une légère décrue en août. 

Vigilance accrue du gouvernement mais pas de mesures particulières

Pour l’heure, le ministère de la Transition écologique se dit « très vigilant, dans les prochaines semaines, à l’évolution des prix à la consommation par rapport aux évolutions des cours du pétrole » et Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, voit dans cette flambée des prix « un bon signe »preuve que « l’économie repart ».

Doit-on donc espérer un blocage des prix de la part du Premier ministre qui a, rappelons-le, annoncé la mise en place d’un « bouclier tarifaire » et d’un gel des tarifs réglementés de gaz jusqu’en avril 2022 ? Rien n’est moins sûr, puisque le chef du gouvernement a estimé que la situation était différente et que celle-ci faisait écho à celle d’avant la crise sanitaire :

L’essence avait baissé pendant la crise Covid et nous revenons à des niveaux d’avant-crise. On n’est pas dans l’explosion que l’on constate sur les cours mondiaux du gaz ou de l’électricité.