La part du diesel a été divisée par trois en 10 ans

Désormais, seulement 25% des nouvelles voitures vendues en France roulent au diesel. Un effet dû à la politique de malus visant les véhicules qui émettent beaucoup de C02, mais pas seulement.

Il fut un jour où les autorités encourageaient les Français à opter pour des voitures diesel pour contrer l’essence. Cette époque est depuis longtemps révolue, désormais le gouvernement sanctionne l’usage d’un véhicule gazole et concentre tout son soutien économique au secteur électrique, présenté comme plus propre. Ces politiques ont un impact très visible sur l’évolution de la part du diesel dans les nouvelles immatriculations.

Le diesel, il y a dix ans, dominait de manière impressionnante le marché automobile. Sa part tombait en-dessous de 50% en 2017, puis à 35% en 2020. Et depuis le début de l’année, ce phénomène s’est accéléré, puisque seule une voiture sur quatre vendue en France est un diesel. Ce carburant retrouve donc le niveau qu’il avait dans les années 1980, avant qu’il ne connaisse un vrai boom.

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Le diesel domine toujours les routes et stations-service

Ce déclin rapide a pour l’instant un effet modéré sur la composition du parc automobile français. La part du diesel sur le parc existant est toujours de 59%, sur plus de 38 millions de véhicules. Ce qui s’explique naturellement par le fait que l’âge moyen des voitures augmente chaque année : il est passé de 8 ans à presque 11 ans. Dans les territoires ruraux, près de 8% du parc est immatriculé avant 1997.

L’interdiction du diesel dans plusieurs grandes villes en 2024 ou 2025 (Paris, Lyon, Grenoble…) devrait accélérer, cependant, la mise au rebut de vieilles voitures. Tout aussi logiquement, la part du diesel dans les stations-service est la plus importante, c’est un reflet du parc roulant et des plus gros rouleurs, fidèles au gazole (livreurs, commerciaux, transporteurs). « Il faut s’attendre à ce que les pompes jaunes restent les plus utilisées pendant bien plus d’une décennie », affirme Pierre Kupferman, rédacteur en chef de BFM Eco.