Essence : le prix moyen des carburants repasse (enfin) sous la barre des deux euros le litre

Après de longues semaines où les prix de l’essence et du diesel ont dépassé la barre symbolique des deux euros par litre. Aujourd’hui, le sans plomb 95 ainsi que le gazole diminue un peu, un soulagement pour les conducteurs auto et moto.

Essence prix carburants repassent enfin sous deux euros litre

Une baisse qui ne devrait pas s’inscrire dans le temps

« Enfin ! » se diront les automobilistes habitués à prendre le volant pour aller travailler. Les prix de la plupart des carburants sont aujourd’hui à la baisse, et même sous la barre des deux euros le litre en moyenne en France. 

Cette diminution tombe à point nommé dans la mesure où le prix du gazole flirtait avec les 2,14 euros il y a quelques jours, alors que le SP95-E10 affichait près de 2,02 euros à la pompe. Depuis ces chiffres inédits rapportés par le ministère de la Transition écologique, il est donc possible de payer moins cher son plein d’essence ou de diesel qu’il y a quelques jours. Mais encore faut-il se montrer vigilant et à l’affût des meilleurs prix. 

En effet, la volatilité desdits prix est due à un contexte géopolitique encore très instable en Ukraine, qui fait l’objet d’une invasion de la Russie depuis près d’un mois maintenant. À titre d’exemple, le baril de Brent de la mer du Nord (valeur référence en Europe) affichait 113 dollars en début de semaine, contre un peu moins de 70 dollars… en décembre dernier ! Mieux vaut donc s’attendre à des prix qui pourraient repartir à la hausse dans les prochains jours, voire les prochaines semaines.

De nombreuses protestations contre les prix de l’essence partout en France

Face à ces fortes hausses, une « remise à la pompe de 15 centimes par litre » sera appliquée à partir du 1er avril, et ce, pour quatre mois, a annoncé le Premier ministre. Celui-ci a par ailleurs confirmé que ce geste était également valable pour d’autres carburants comme le GPL

Et il le fallait car la colère monte auprès de professionnels de nombreux secteurs : bâtiment, pêcheurs, agriculteurs ou encore taxis, ces derniers ont manifesté leur mécontentement, lundi 21 mars, en mettant en place des barrages filtrants dans de nombreux départements et en bloquant l’accès à certaines raffineries en France.