Voiture essence ou diesel à la COP26 : nouvel accord pour en finir avec le thermique

C’est au cours de la COP26, qui a lieu cette année à Glasgow en Ecosse, que le sujet de la mobilité urbaine est abordé pour la toute première fois en présence des ministres du Transport. Dans le viseur : les automobiles à moteur thermique et la fin de leur commercialisation d’ici 2035.

Voiture remplie d'essence ou diesel

Il concentre pourtant à lui seul 15% des émissions totales de CO2 ! Le secteur de l’automobile, incluant les camions, est donc un véritable enjeu climatique, ce qui méritait bien une journée entière de discussions à la COP26. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Commission européenne souhaite interdire la vente des voitures roulant à l’essence ou au diesel pour 2035 dans le but de favoriser le passage à la voiture électrique.

Cependant, toute action reste difficile à entreprendre tant que la Chine, les États-Unis ou la Russie n’ont pas débuté les démarches de leur côté… car ils ne font pas partie de la liste des signataires de l’accord trouvé sur le sujet en ce mercredi 10 novembre !

La France, quant à elle, a émis le souhait de se ranger derrière cet objectif commun afin d’entamer sa transition écologique mais elle est toujours rattrapée par le débat sur les voitures hybrides rechargeables. Cette catégorie représente actuellement 19,3% du marché automobile en Europe.

La France, tout comme l’Allemagne et l’Italie n’ont donc pas encore rejoint cet accord.

30 pays et 6 constructeurs signent un accord sur les automobiles non polluantes

Même si le nombre d’acteurs réunis sur le sujet paraît maigre compte tenu de l’urgence écologique, c’est un début engageant sur le projet « zéro émission », d’autant plus qu’il est associé à une date butoir concrète : l’année 2035.

30 gouvernements, dont le Royaume-Uni, le Canada, la Suède, l’Inde ou encore le Kenya, 6 constructeurs automobiles et quelques gestionnaires de flotte se sont mis d’accord sur un objectif de « 100 % de ventes de voitures neuves et de fourgonnettes zéro émission sur les principaux marchés d’ici à 2035 au plus tard ».

Dans les constructeurs concernés, nous retrouvons :

  • Volvo ;
  • General Motors ;
  • Ford ;
  • Jaguar Land Rover ;
  • BYD.

À l’image des gouvernements européens non impliqués, les constructeurs de renom comme Toyota ou Volkswagen n’ont pas non plus pris part à cet engagement pour l’instant.

À plus large titre, même si les bénéfices que les signataires ont cités sont multiples : « emplois verts », « croissance propre », « meilleure qualité de l’air », ils n’ont toutefois pas encore publié de données chiffrées ou d’études sur le volume de gaz à effet de serre (GES) qui pourra être évité avec cette action.