Vignette Crit’Air 2020 : vers un système plus sévère ?

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a fait part de sa volonté de changer le système actuel des vignettes Crit’Air. Son objectif est de durcir l’accès à la meilleure vignette.

Les condstructeurs français et leurs diesel polluant

La vignette Crit’Air permet de classer les voitures en fonction de leur impact environnemental (de 1 à 5, plus une vignette écologique). Cette classification sert notamment à attribuer par degrés la prime à la conversion, mais aussi de décider, comme ce fut le cas la semaine dernière, quels véhicules pourront rouler ou non en cas de circulation différenciée.

Interrogée par BFMTV ce week-end, la nouvelle ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a expliqué que le système actuel présentait des faiblesses. « Il faut qu’on réussisse peut-être à mieux critériser (…) Je ne sais pas si les vignettes sont complètement adaptées à la réalité de nos besoins, donc il faut peut-être qu’on les revoie », a déclaré la ministre.

La priorité : les zones à faibles émissions

Cependant, notons qu’elle utilise des pincettes car cette décision pourrait prendre du temps. « C’est un travail qu’on va faire dans le long terme », a-t-elle ajouté. Les changements prévus ne devraient pas constituer une grande révolution pour autant : il s’agirait surtout d’adaptations à la marge. 

Parmi les idées de Barbara Pompili, l’instauration de normes plus sévères pour accéder à la meilleure vignette. Le but ? Exclure les véhicules thermiques à forte puissance et récent (l’année de mise en circulation pèse dans l’attribution de vignette). Pour le moment, la ministre a défini une autre priorité : la mise en place de nouvelles zones à faibles émissions (ZFE) d’ici la fin de l’année, où la circulation sera restreinte pour les véhicules polluants.