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L’Île-de-France : la région la plus chère de France (657€/an)

LeLynx.fr - mis à jour le

Comme pour l’assurance santé et l’assurance habitation, l’Île-de-France est la région la plus chère en matière d’assurance auto. Principalement à l’origine de cette moyenne élevée : un nombre de sinistres déclarés plus important qu’ailleurs en France.

Baromètre Auto 2017 Île-de-France

Parmi les sinistres déclarés, l’Île-de-France déplore en majorité des collisions (57%), des bris de glace (22%), des accidents liés au stationnement (11%), des actes de vandalisme (3%), des vols (3%) et des incendies (1%). Pour chacune de ces catégories de sinistre, la région détient largement le record de déclarations.

Autres facteurs tarifant qui expliquent la moyenne de l’Île-de-France :

  • La concentration de jeunes conducteurs la plus forte de France, particulièrement dans les départements Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise et Essonne (17,6% contre 15,1% à l’échelle de la France) ;
  • Le plus mauvais ratio de coefficient de bonus-malus de l’Hexagone (0,72 contre 0,70 en moyenne en France) ;
  • Un parc de véhicules plus récents, notamment à Paris, dans les Yvelines et en Hauts-de-Seine (9,4 ans en moyenne contre 10 ans ailleurs en France) et plus coûteux (surreprésentation des marques Mercedes et Smart notamment) ;
  • Un choix plus important par les assurés de contrats peu couvrants (seulement 43% de couvertures tous risques contre 46% dans le reste du pays) ;
  • Très peu de garages fermés pour stationner les voitures (31% contre 39% en France) et davantage de parkings publics fermés (21% contre 10% en France) et de véhicules stationnés directement sur la voie publique (19% contre 17% en France), notamment dans la capitale.

Embouteillage

Focus sur les départements d’Île-de-France :

Paris (653€/an)

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Paris n’a pas la prime d’assurance auto la plus élevée de la région. La prime moyenne est tout de même 12,6% supérieure à la moyenne nationale (580€/an).

  • Taux de sinistres déclarés : 21,5%, le seul département d’Île-de-France en dessous de la moyenne nationale (22%) ;
  • Une surreprésentation des jeunes conducteurs (16,4% contre 15,1% en France) ;
  • Une mauvaise moyenne de coefficient de bonus-malus (0,72 contre 0,70 en France) ;
  • La plus forte concentration de véhicules puissants de la région (7,3 CV en moyenne  contre 6,9 CV en moyenne en Île-de-France à l’échelle nationale) ;
  • Le deuxième parc de véhicules le plus récent du pays (8,8 ans en moyenne contre 10 ans en France) ;
  • Une part importante de véhicules à valeur élevée (9% de véhicules de plus de 50 000€ contre 7% en moyenne) ;
  • Très peu de garages et de jardins clos privatifs pour stationner les véhicules (respectivement 27% et 1% contre une moyenne en France de 39% et 10%) et une surreprésentation des parkings collectifs et des voitures garées sur la voie publique (respectivement 35% et 31% contre 10% et 17% en moyenne en France).

Seine-Saint-Denis (726€/an)

La Seine-Saint-Denis est le département de France où la prime annuelle moyenne d’assurance auto est la plus élevée, soit 25% de plus que la moyenne nationale.

  • Un taux de sinistres déclarés plus élevé que la moyenne (23,9% contre 22% en moyenne en France) ;
  • La plus forte concentration de jeunes conducteurs en France (21% contre 15,1% à l’échelle nationale) ;
  • Un coefficient de bonus-malus moyen très élevé : (0,76 contre 0,70 France) ;
  • Des véhicules relativement plus âgés que la moyenne nationale (10,3 ans pour la région contre 10 ans en France) ;
  • Les véhicules sont plus souvent stationnés sur la voie publique (21% contre 10% à l’échelle du pays) et dans des parking fermés collectifs (21% contre 10% en moyenne en France). En revanche, très peu d’assurés garent leur véhicule dans des garages fermés individuels (30% contre 39% en France) et dans des jardins clos privatifs (5% contre 14% en France).

Val-de-Marne (673€/an)

Le Val-de-Marne se distingue par une surreprésentation des jeunes conducteurs (5e département de France), ce qui impacte fortement la prime d’assurance auto moyenne.

  • Une forte représentation des jeunes conducteurs (18,2% contre 15,1% en France) ;
  • Un taux de sinistres déclarés dans le département plus élevé que la moyenne nationale : (24,7% contre 22% en France), dont 61% dus aux collisions (contre 58% en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus moins élevé que dans le reste du pays (0,73 contre 0,70 en France) ;
  • Des véhicules plus récents que la moyenne nationale (9,3 ans contre 10 ans en France) ;
  • Une couverture au tiers privilégiée par les assurés (36% contre 33% en France) et une couverture tous risques davantage choisie (47% contre 46% en France) ;
  • Des véhicules davantage stationnés dans des parkings fermés collectifs et sur la voie publique (respectivement 23% et 22% contre 10% et 17% en France) et peu de stationnement en garages fermés individuels (29% contre 39% en France) et en jardins clos privés (4% contre 14% en France).

Val-d’Oise (664€/an)

La prime moyenne d’assurance auto du Val-d’Oise a été fortement impactée par des sinistres dus aux événements climatiques. Le département a été particulièrement sujet aux inondations en 2016.

  • Un taux de sinistres déclarés au cours des 3 dernières années de 24,9% (contre 22% en France), dont 5% dus à des événements naturels (contre 2% ailleurs en France) ;
  • Une surreprésentation des jeunes conducteurs (18,5% contre 15,1% en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus plus élevé que la moyenne nationale (0,73 contre 0,70) ;
  • Un parc de véhicules récents : (9,6 ans contre 10 ans en France) ;
  • Une couverture au tiers privilégiée par 35% des assurés (33% en France) et une couverture tous risques peu favorisée (41% des assurés contre 46% en France) ;
  • Très peu de jardins clos privés pour stationner les véhicules (9% contre 14% en France) et une surreprésentation des parkings fermés collectifs (16% contre 10% en France).

Essonne (659€/an)

Possédant la plus haute sinistralité de France, le département de l’Essonne affiche une prime annuelle moyenne 13,6% au dessus de la moyenne nationale (580€/an).

  • Le plus haut taux de sinistralité de France (25,9% contre 22% France), dont une part record de 4% dus aux vols (contre 2% en France) ;
  • Une forte concentration de jeunes conducteurs (18,4% contre 15,1% en France) ;
  • Une forte concentration des populations dans les villes de 20 000 à 50 000 habitants (50,1% contre 17,8% en France) ;
  • Un coefficient de moyen de bonus-malus plus élevé que dans les autres régions (0,73 contre 0,70) ;
  • Des véhicules plus récents que dans le reste du pays (9,4 ans contre 10 ans en France) et davantage stationnés dans des parkings fermés collectifs couverts ou en plein air (respectivement 17% et 27% contre 10% et 20% en France).

Hauts-de-Seine (628€/an)

Des modes de stationnement moins sécurisés qu’ailleurs en France et des assurés concentrés dans les grandes villes viennent alourdir la facture d’assurance auto moyenne en Hauts-de-Seine.

  • Un taux de sinistres déclarés élevé (22,3% contre 22% en France) ;
  • Plus de la moitié des assurés regroupés dans les villes de 50 000 à 100 000 habitants (50,2% contre 8,7% en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus plus élevé que la moyenne nationale (0,72 contre 0,70) ;
  • Le parc de véhicules le plus récent de France, avec des voitures âgées de 8,6 ans en moyenne contre 10 ans dans le reste de la France ;
  • Une couverture tous risques privilégié par 48% des assurés (46% en moyenne en France) et une couverture au tiers peu favorisée par les assurés (31% contre 33% en France) ;
  • Très peu de jardins clos privés pour stationner les véhicules (2% contre 14% en France) et de garages fermés individuels (24% contre 39% en France) et une surreprésentation des parkings fermés collectifs (33% contre 10% en France) et de stationnements sur la voie publique (22% contre 17% en France).

Seine-et-Marne (617€/an)

La Seine-et-Marne est, avec les Yvelines, le département d’Île-de-France où la prime annuelle moyenne est la plus basse, malgré une forte sinistralité.

  • Un taux de sinistres déclarés de 23,9% (contre 22% en France), dont un taux très important d’incidents liés à des événements naturels (5% contre 2% en France) ;
  • Une plus forte concentration de jeunes conducteurs : 16,5% (contre 15,1% en France) ;
  • Un coefficient de bonus-malus légèrement plus élevé que la moyenne nationale (0,71 contre 0,70) ;
  • Des véhicules en moyenne plus puissants que dans le reste du pays 7 CV (contre 6,9 CV en France) ;
  • Un parc de véhicules plus récents 9,6 ans (contre 10 ans en France) ;
  • Une couverture tous risques privilégié par 47% des assurés (contre 46% en France) et une couverture au tiers assez peu favorisée (30% des assurés contre 33% ailleurs en France).

Yvelines (617€/an)

Les Yvelines, tout comme la Seine-et-Marne, est le département où la prime moyenne d’assurance auto est la plus faible d’Île-de-France. Le tarif y reste cependant plus élevé de 6,3% par rapport au reste du pays à cause d’une forte sinistralité.

  • Un taux de sinistres déclarés plus élevé que la moyenne nationale (24% contre 22% en France) ;
  • Un parc de véhicules puissants 7 CV (contre 6,9 CV en France) ;
  • Des véhicules récents (9,1 ans contre 10 ans en France) ;
  • Une couverture tous risques privilégiée par 47% des assurés (contre 46% dans le reste de la France) et une couverture au tiers délaissée (30% contre 33% en moyenne en France) ;
  • Des véhicules davantage stationnés dans des parkings fermés collectifs et des parkings collectifs de plein air (respectivement 17% et 27% contre 10% et 20% en France) et peu de stationnements en garages fermés individuels (30% contre 39% en France) et en jardins clos privés (10% contre 14% en France).

Méthodologie de l’étude : résultats obtenus sur un échantillon de 159 122 primes d’assurance auto cliquées par les utilisateurs de LeLynx.fr sur la période du 01/01/16 au 30/11/16.