La pénurie de puces électroniques ralentit le secteur de l’auto

La dépendance aux usines asiatiques se fait à nouveau ressentir. Le secteur de l’automobile subit un grand coup de frein à cause d’une pénurie de puces électroniques. Ces dernières sont essentielles dans la fabrication et le fonctionnement des véhicules d’aujourd’hui. Un coup dur pour ce marché, qui a déjà subi de nombreuses pertes durant la première année de crise sanitaire.

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De quelles puces parle-t-on ? Il s’agit de semi-conducteur, un composant principal des puces électroniques équipant la majorité des voitures en circulation ainsi que d’autres appareils électroniques. Les puces concernées sont celles permettant le bon fonctionnement des voitures destinés à l’achat

Elles sont intégrées dans les véhicules électriques, hydrides et thermiques au sein d’équipements tels que les capteurs de pression ou les airbags. Des consoles de jeux vidéo à l’électroménager, en passant par les smartphones, ces semi-conducteurs sont également indispensables pour faire fonctionner nos objets du quotidien.

Au début de la pandémie de Covid-19, de nombreuses fabriques asiatiques ont dû fermer. A ce moment-là, les équipementiers ont puisé dans leur stock. Lorsque l’économie mondiale a doucement repris, ces usines ont dû répondre à la demande des centaines de lignes de production automobile à travers le monde.

Agnès Pannier Runacher, ministre déléguée en charge de l’industrie explique que les fabricants de véhicules « n’avaient pas prévu […] la reprise nerveuse du marché, avec des volumes importants en électrique et en hybride rechargeable, c’est-à-dire des véhicules qui consomment beaucoup d’électronique ». Malheureusement, l’arrivée du variant Delta a contraint certaines usines à fermer de nouveau, comme celles de Malaisie.

Une puce impactant l’ensemble de la chaîne de production  

Certains sites de construction ont, ainsi, pris la décision d’arrêter pendant quelques jours la production, comme le site de Rennes, appartenant à PSA, en Ille-et-Vilaine. Le constructeur a également acté le report de la mise en place d’une équipe de production dans l’usine de Mulhouse (Haut-Rhin). Toyota a, quant à lui, décalé la reprise de son site de Valenciennes (Nord), de deux semaines. 

De ce fait, les constructeurs affichent des temps de livraison allongés de plusieurs mois ! Certains équipementiers estiment des temps d’attente de 10 à 12 mois. Par conséquent, des automobilistes sont davantage tentés par une voiture d’occasion afin d’acquérir un véhicule plus rapidement. 

Le retard cumulé risque de faire perdurer cette pénurie. En effet, le processus de production d’un composant est au minimum de quatre mois. De plus, les fabricants asiatiques sont pointés du doigt par certains constructeurs car ils privilégieraient les composants les plus rentables et non pas ceux dont les usines ont forcément le plus besoin.