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Prime à la conversion : une réforme pour limiter les aides

Elisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique, a durci le dispositif de prime à la conversion. Moins d’automobilistes pourront en bénéficier.

Voiture écologique

A peine installée à l’hôtel de Roquelaure, Elisabeth Borne a pris une grande mesure : la réforme de la prime à la conversion. Grand succès du quinquennat, ce dispositif a aidé 300 000 Français à acheter une voiture peu polluante en échange de la mise au rebut de leur véhicule polluant. En 2019, le ministère de la Transition écologique en attend 400 000. Cependant, la prime coûte cher à l’Etat qui vient de durcir les conditions d’éligibilité.

Le 12 juillet 2019, le comité stratégique de filière (CSF) s’était réuni autour de Luc Chatel pour envisager l’évolution du dispositif. Des négociations avec les professionnels de l’automobile devaient avoir lieu, mais Elisabeth Borne n’a pas attendu. A partir du 1er août, les voitures neuves éligibles doivent émettre moins de 117 grammes de CO2 par kilomètre, contre 122 grammes jusqu’ici.

Le montant des primes à la baisse

Toute voiture catégorisée Crit’Air 2 et immatriculée avant le 1er septembre 2019 ne sera plus concernée par la prime à la casse. Le montant des aides évolue lui aussi fortement : la prime à la conversion de 2 000€ tombe à 1 500€, celle de 4 000€ passe à 3 000€. Seules certaines voitures très propres voient leurs aides évoluer de 1 000€ à 2 500€ dans certains cas.

Pour mettre fin à une certaine injustice, les voitures coûtant plus de 60 000€ TTC ne sont plus éligibles à la prime à la conversion. Par exemple, l’électrique Jaguar i-Pace, voiture de l’année au salon de Genève, n’est donc plus incluse dans les tableaux de prime. L’Etat devrait voir le nombre de dossiers freiner de manière importante. Un soulagement pour certains concessionnaires, qui se sont plaints des retards de paiement de la part de l’Etat.