Auto : vers des conditions plus restrictives pour la prime à la conversion ?

La prime à la conversion, victime de son succès, coûte cher à l’Etat. Le gouvernement réfléchirait à des solutions pour restreindre le dispositif.

Voitures neuves

La prime à la conversion coûte cher à l’Etat : le dispositif reviendrait à 1 milliard d’euros. Par conséquent, le gouvernement envisage de « resserrer le dispositif », comme l’a confié un ministre à France Info. Pour rappel, aujourd’hui, selon les revenus et le type d’automobile, les bénéficiaires peuvent toucher entre 1 000 et 5 000€.

Des montants sur lesquels le gouvernement pourrait revenir. Pour réduire la note, Bercy a plusieurs pistes de travail. « Est-ce normal qu’un automobiliste qui a les moyens de s’acheter une Jaguar bénéficie de cette aide au même titre qu’un ménage modeste qui va s’acheter une Zoe ? », se demande-t-on au ministère. D’autre part, les véhicules éligibles pourraient être revus à la baisse, car certaines voitures polluantes le sont aujourd’hui.

Une prime victime de son succès

Si les coûts sont si élevés pour le gouvernement, c’est parce que la prime à la conversion a connu un grand succès auprès des automobilistes. Bercy tablait initialement sur 500 000 bénéficiaires sur la durée du quinquennat. Mais les projections ont largement été revues à la hausse : on devrait atteindre les 2 millions de bénéficiaires en 2022.

Reste à savoir si le gouvernement mettra ou non en place des restrictions. Comme le rapporte France Info, il ne s’agit actuellement que de « pistes de travail ».

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