Les Véhicules de Tourisme avec Chauffeurs : un danger pour les taxis ?

Si tout le monde connaît les taxis, il existe une offre de transport similaire, mais tout de même un peu différente, les Voitures de Tourisme avec Chauffeur, ou VTC. Dans les deux cas, le service offert consiste à conduire son client en voiture jusqu’à la destination de son choix. Cependant, les VTC proposent un service haut-de-gamme, qui inquiète les chauffeurs de taxis.

Les VTC, un service de luxe abordable

Comme nous l’indique la rédaction de Libération.fr, plusieurs choses distinguent les VTC des taxis. Première chose: on ne peut monter dedans que si l’on a réservé au préalable. Ils ne sont pas autorisés à prendre les gens qui les hèlent dans la rue. Deuxièmement, rien ne les distingue des voitures normales puisque contrairement aux taxis, ils n’ont pas le droit aux compteurs horokilométriques et aux lumignons.

Mais la plus grande différence, celle sur laquelle ces professionnels insistent beaucoup, c’est la qualité du service. Selon les entreprises spécialisées, faire appel à un VTC, c’est l’assurance d’un standing élevé, avec chauffeur aimable, eau gratuite, prix de la course prédéfini, choix de la musique, chargeurs pour Smartphones… le tout à un prix abordable, à peine plus élevé que celui d’un taxi.

Les chauffeurs de taxi déplorent cette concurrence

Selon Jean-Michel Rebours, Président de l’Union de défense des taxis parisiens (UDTP) et Trésorier adjoint de la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat), le statut légal de ce service est encore trop flou.

Il déclare par exemple que puisque les VTC dépendent du ministère du Tourisme, ils devraient se cantonner au transport de touristes. Il demande également que leur statut redevienne celui de véhicules de grande remise (l’ancienne dénomination des VTC), qui avaient une clientèle différente, puisque spécialisés dans le transport de luxe et de touristes.

Jean-Michel Rebours critique également le fait qu’il n’y ait besoin que de payer 100 euros à Atout France pour pouvoir exercer, là où une formation sanctionnée par un examen est nécessaire pour devenir chauffeur de taxi. Ils peuvent également se déplacer et exercer où ils le souhaitent (alors que les taxis doivent rester dans une certaine zone). Enfin, il demande que les VTC soient soumis à une TVA de 19,6% et non pas 7%.

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