VRAI / FAUX : les sinistres auto (QUIZ)

Feu tricolore

Lors d’un accident, les automobilistes s’imaginent souvent plus protégés que ce qu’ils ne sont en réalité. Étendue des garanties, prises en charge, droits et devoirs… saurez-vous décrypter ces mythes qui subsistent autour de l’assurance auto ?

Cliquez sur les questions pour découvrir les réponses.

  • «  J’ai le droit de modifier à posteriori un constat amiable rempli avec un tiers s’il manque des informations importantes. »

    Faux LeLynx

    Dès le moment où le constat amiable est signé par les deux parties, il n’est plus possible de modifier son contenu. Il est dans l’intérêt des conducteurs de toujours compléter un constat avec précision sur le lieu même de l’accident, afin de faciliter la compréhension des circonstances par les compagnies d’assurance.

  • « J’ai provoqué un accident suite à un événement imprévisible et insurmontable  (tempête, verglas, flaque d’huile, dérèglement des systèmes de signalisation…). Dans ce cas de figure exceptionnel, mon coefficient bonus-malus ne peut être affecté. »

    Vrai LeLynx

    Ces cas de « force majeure » évoqués dans l’article 1148 du Code civil exonèrent le conducteur de toute responsabilité et de son obligation de réparation. En revanche, la force majeure ne peut s’appliquer à la survenance d’animaux sauvages sur la route, leur présence étant souvent indiquée par des panneaux de signalisation.

  • « Ma voiture ne peut plus rouler. Mon assureur est dans l’obligation de la remorquer chez le garagiste qui effectuera les réparations. »

    Faux LeLynx

    Le dépannage d’un véhicule, quel que soit le lieu où il se trouve, est une garantie optionnelle proposée par les assureurs sous le nom d’assistance 0 km. Elle peut compléter la couverture des contrats au tiers, intermédiaire ou tous risques, mais n’est pas systématiquement inclus dans les offres des compagnies d’assurance.

  • « Je prête ma voiture assurée « tous risques » à un ami : il bénéficie de toutes les garanties incluses dans mon contrat. »

    Faux LeLynx

    Tout dépend des conditions générales du contrat d’assurance. Si une clause autorise le prêt du volant à un conducteur occasionnel, ce dernier ne pourra bénéficier que de la garantie responsabilité civile en cas d’accident responsable.

  • « L’automobiliste qui m’est rentré dedans a pris la fuite. Il existe un organisme auprès duquel je peux faire appel pour toucher une indemnisation. »

    Vrai LeLynx

    Lorsqu’il est impossible d’identifier le responsable d’un accident de la circulation, la victime peut se tourner vers le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAOD). Les dommages corporels seront prises en charge sans limitation de somme, tandis qu’un plafond de 1 120 000 € est fixé pour les dommages aux biens.

  • « Mon assureur ne peut pas me pénaliser pour le non-port de la ceinture de sécurité. Il est dans l’obligation de me dédommager en cas de dommages corporels. »

    Faux LeLynx

    Si le Code de la route prévoit une amende 135 € pour l’absence de ceinture de sécurité, de lourdes conséquences sont également à prévoir du côté de l’assurance auto. En cas d’accident, responsable ou non, il y a de fortes chances que l’assureur diminue le montant de l’indemnisation initialement prévue.

  • « Je suis responsable d’un accident alors que je suis au volant d’un véhicule non-assuré : c’est à moi de prendre en charge l’intégralité des indemnités versées aux victimes. »

    Vrai LeLynx

    Conduire sans assurance s’apparente à un délit pénal lourdement sanctionné. En plus d’une amende de 3 750 €, d’une suspension de permis et de la confiscation du véhicule, le conducteur non-couvert devra rembourser les dégâts corporels et matériels causés aux victimes.

  • « J’ai déclaré plusieurs accidents non-responsables au cours de la même année. Mon assureur ne peut pas me sanctionner pour ces déclarations. »

    Faux LeLynx

    Un accident non-responsable n’a pas d’impact sur le recalcule annuel du coefficient bonus-malus. En revanche, l’accumulation de sinistres peut être un motif d’augmentation de prime, de suppression de certaines garanties, voir de résiliation du contrat. Il est important de garder à l’esprit qu’un assureur a le droit de rompre le contrat de son client à échéance annuelle, si celui-ci affiche un risque de sinistralité trop élevé.

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Et si on discutait ?

    Un accident non-responsable n’a pas d’impact sur le recalcule annuel du coefficient bonus-malus. En revanche, l’accumulation de sinistres peut être un motif d’augmentation de prime, de suppression de certaines garanties, voir de résiliation du contrat. Il est important de garder à l’esprit qu’un assureur a le droit de rompre le contrat de son client à échéance annuelle, si celui-ci affiche un risque de sinistralité trop élevé.

    Non ce n’est pas vrais ! il y à une majoration de la prime ! et le nombres d’accidents n’est pas répartis sur une année mais sur 3 ans :exemple en trois ans, accident chocs arrière provoqué par un tiers et partie en délit de fuite !
    un bris de glaces vandalisme ! choc avant par un tiers qui reculais en marche arrière ! et à la prochaine déclaration
    mon assurance me demande la résiliation de mon contrat ! à mois que dans un délais de 3 ans il n’y est plus plus de sinistres déclarés ! comme vous devez le savoir c’est une des conventions de l’ensemble des assurances quelques soit
    l’enseigne (le nom de l’assurance ) et pourtant sans déclarations de ma faute depuis 43 ans………….!

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    Bonjour @tautomobile91,
    Comme expliqué plus haut, l’accumulation de sinistres non-responsables peut engendrer une augmentation de la prime et provoquer la résiliation du contrat à l’initiative de l’assureur. Votre expérience personnelle est l’illustration même de cette décision légale, bien que pénalisante pour l’assuré.

    Répondre

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