Voitures brulées à Paris

Complètement prévisible. Voici en deux mots ce qu’on peut penser de la réaction de Brice Hortefeux, ex-ministre de l’Intérieur sous Sarkozy, à la communication par Manuel Valls du nombre de voitures incendiées dans la nuit du Réveillon.

Alors, que dit Brice? M. Hortefeux nous dit que le nombre de voitures brûlées connaît une «augmentation spectaculaire» à Paris et en petite couronne. Et d’insister sur sa décision, en fin stratège qu’il serait, prise en 2009 de «mettre fin à ce palmarès […] un bingo, un concours stupide consistant en une émulation entre différentes collectivités.»

Voitures brulées: de la contradiction pour noyer le poisson

Adressons, si vous le voulez bien, une seule question à Brice Hortefeux: taire les chiffres des incendies de voitures pour ne pas créer de compétition, passons encore. Mais, à quelle nécessité peut alors répondre le fait de divulguer que ces chiffres connaissent une augmentation qualifiée de spectaculaire? N’est-ce pas l’anéantissement même de la première impulsion?

Selon Brice Hortefeux, cité par 20minutes.fr, il y a deux France (au moins). Celle des «Einstein du coin», bien trop intelligents et élevés pour brûler des voitures le soir de la Saint-Sylvestre et celle des gens qui «brûlent des voitures» ledit soir.

Pour les gens de cette France-là précisément, poursuit l’ancien ministre, «il fallait adresser un signal : il n’y aura pas de comparaison». Donc au lieu de communiquer le nombre de voitures incendiées le soir du Réveillon de manière isolée, Hortefeux s’est dit qu’il valait mieux rendre publics les chiffres annuels, c’est-à-dire toutes les voitures incendiées tout au long de l’année.

Et de préconiser «dans l’intérêt de nos compatriotes» qu’il serait bon de revenir sur le dispositif de communication des incendies auto.

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