Vers une généralisation des PV vidéo ?

Après les villes de Nice, d’Echirolles, de Valenciennes, de Cannes, ou encore plus récemment d’Asnières-sur-Seine, c’est désormais au tour de Marseille d’utiliser ses caméras de surveillance pour dresser des PV aux automobilistes qui contreviendraient au code de la Route.

«Nous viserons trois catégories d’infractions : celles qui entraînent une gêne aux transports publics, à la circulation ou encore celles qui provoquent la mise en danger d’autrui» tels sont, selon l’adjointe déléguée à la sécurité et à la prévention de la délinquance les objectifs de ce détournement de dispositif de vidéosurveillance, installé à l’origine pour lutter contre la délinquance.

Marseille: des PV vidéo dès novembre 2012

La course à la vidéo-verbalisation qui concerne désormais plusieurs villes françaises, témoigne de l’efficacité du procédé. À Nice par exemple, où le dispositif est utilisé sur 15 sites bientôt 25, le nombre de PV distribués par mois sur le boulevard Carlone est passé de 100 à 15, selon le maire de la ville, Christian Estrosi.

Le même constat est fait à Valenciennes, qui pratique le détournement de caméras de surveillance depuis 2010, les PV pour stationnements en double file ont diminué de 40% depuis le début de l’année.

Par ailleurs, la généralisation du dispositif de PV par vidéo permet de mettre en évidence d’autres éléments intéressants et notamment l’absence de récidive de l’infraction. En effet, le fait que les automobilistes soient obligatoirement informés de la présence d’une caméra lorsqu’ils pénètrent une zone surveillée relève finalement davantage d’une technique de dissuasion que d’une véritable immixtion dans la vie privée des usagers de la route.

C’est notamment la raison pour laquelle le procédé de vidéo-verbalisation est globalement bien accueilli par les usagers de la route. Cette impression provient de Cannes où le faible taux, «quasi inexistant» de contestation des amendes consécutives à la surveillance par vidéo invite à penser que «ce dispositif inspire la confiance des usagers de la route».

Source: LeFigaro.fr

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