A Villefranche-sur-Saône, la vérité sur la vitesse autorisée est ailleurs

Le 15 février dernier, un automobiliste s’est fait flashé sur une route à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône à 56 km/h. Souci : la vitesse y était limitée à 70 km/h.

Le dépassement de la vitesse autorisée

Rappelons, si vous le voulez bien, que la règle sur la limitation de vitesse autorisée dispose que le moindre km/h dépassé équivaut à une amende de 90 euros et le retrait d’un point sur le permis de conduire .

Sur le coup, notre automobiliste ne s’est pas rendu compte du dépassement de vitesse et, lorsqu’il reçoit, une dizaine de jours plus tard, l’avis de contravention, il le paye. Selon ses propres paroles, il ne voulait pas le «contester pour éviter que cela ne passe à 135 euros». En effet, le délai imparti pour le règlement d’un PV est de 15 jours, passé ce délai l’amende augmente.

Quand la police et la gendarmerie se renvoient la balle

Notre conducteur a tout de même décidé quelques temps plus tard de reprendre cette même route parce que, pas folle la guêpe, il trouvait étrange pour ne pas dire anormal qu’une « voie, prolongeant l’autoroute, puisse être limitée à 50 km/h».

En s’y rendant de nouveau, il constate donc que cette fameuse route est en fait limitée à 70 km/h. Pour en avoir le cœur (vraiment) net, des fois que la limitation ait changé au cours du mois, il appelle la mairie qui lui confirme que cette route est bel et bien limitée à 70 km/h et ce, depuis l’arrêté du 12 juillet 2004.

Notre conducteur, qui entend alors obtenir réparation, se rend au commissariat de Villefranche-sur-Saône pour entendre les policiers lui affirmer que ce jour-là, il s’agissait d’un contrôle de la gendarmerie de Lyon. Bien entendu, et sinon c’eût été vraiment trop simple, l’Escadron départemental de sécurité routière de Lyon dément avoir organisé un tel contrôle le jour dit.

Le problème majeur est que bien que le commissariat ait reconnu que les services de police avaient procédé à des contrôles de vitesse ce jour-là, l’avis de contravention porte l’inscription « GN » qui, sans ambigüité possible, désigne la Gendarmerie Nationale…

Finalement, notre automobiliste a adressé son courrier au Centre National de Traitement des amendes (CNT) situé à Rennes, pour contester à la fois le PV et le retrait de point.

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