2016 : année de mutation pour le secteur de l’assurance

La mutation du marché de l'assurance en 2016

En 2016, le secteur des assurances devra prendre en compte la persistance de taux d’intérêt bas, le renforcement des mesures de protection des consommateurs et la surinformation de sa clientèle. Alors, cette nouvelle année rimera-t-elle avec repli ou mutation ?

Touchée par la baisse, l’année 2015 a pourtant porté son lot de nouveautés dans le secteur de l’assurance, dont les plus remarquées restent sans doute la directive DIA 2 sur l’intermédiation – destinée à protéger davantage les consommateurs – et la préparation à Solvabilité II – qui a permis d’accompagner les organismes vers le nouveau régime prudentiel.

C’est un contexte plus souple et dominé par la technologie qui semble attendre 2016. En mutation, le secteur des assurances voit son marché se simplifier au fil des mois. En effet, la flexibilité et la démocratisation de la technologie, la diversification de l’offre et des produits et la dématérialisation de la distribution, dans un contexte de grande accessibilité du capital, laissent envisager l’apparition de nouveaux opérateurs d’assurance qui pourraient bien bouleverser le marché.

Une assurance qui évolue au rythme de la société

Le secteur des assurances doit s’adapter aux évolutions de la société et aux nouvelles tendances. Les grandes lignes émergentes vont obliger tous les acteurs du marché à reconsidérer leur profession dans son ensemble et leurs relations avec la clientèle. On observe ainsi :

  • Le refus du risque ou « risque zéro » :  la vie est de moins en moins considérée comme une prise de risques et la tendance est à se couvrir et à trouver des responsables lorsque le moindre accident survient. C’est pourquoi on assiste, dans les pays anglo-saxons, à une multiplication des offres de protection juridique et des assurances de responsabilité, encore peu développées en France.
  • L’omniprésence des réseaux sociaux et des outils de retour d’expérience au service des consommateurs pèsent sur les acteurs de l’assurance, qui peinent à tenir leurs engagements en termes de réponse produit, de service et de rapport qualité/prix. Internet contribue par ailleurs à mutualiser les risques de l’assurance « peer-to-peer » et rend ainsi obsolètes certains dispositifs de mutualisation actuels.
  • L’utilisation d’objets connectés, tels que les puces électroniques installées dans les habitations, les voitures ou les animaux permet d’améliorer la prévention et l’observation des risques. Un comportement qui va conduire nécessairement les assureurs à réinventer leurs critères d’acceptation et de tarification.
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