Le téléphone au volant mis en campagne par Prévention routière

«Au volant, je passe en mode voiture», tel est le titre de la nouvelle campagne de prévention de l’association Prévention routière. Cette nouvelle campagne de sensibilisation aux dangers de la route répond à une étude co-menée par l’association et par Assureurs Prévention aux termes de laquelle il ressortirait qu’un accident sur dix serait provoqué par l’usage du téléphone au volant.

Les jeunes conducteurs sont particulièrement visés par la campagne puisque l’étude nous apprend que 76% des 18-24 ans déclarent utiliser leur téléphone au volant.

Le téléphone, un «enjeu de liberté plus fort que la contrainte de conduire»?

Il est assez drôle et fréquent de constater qu’à chaque fois ou presque qu’une nouvelle campagne labellisée sécurité routière est lancée, on essaie de trouver des justifications frôlant l’absurde à l’escalade de tel ou tel mauvais comportement au volant pouvant causer des accidents.

On s’explique, sur le site de RTL.fr qui nous sert de source, on peut lire que «Jamais un comportement dangereux (celui d’utiliser son portable au volant, ndlr) ne se sera installé aussi vite dans le paysage de l’insécurité routière». Et de recueillir les propos de Michael Stora, psychanalyste, selon qui «Pour beaucoup de jeunes, l’enjeu de liberté que représente le téléphone est plus fort que la contrainte de la conduite.»

Est-ce franchement la meilleure manière d’expliquer ce comportement? N’y aurait-il pas plutôt un problème plus large, lequel aurait tout à voir avec l’aspect préventif de la sécurité routière, mal et peu actionné? Ne faudrait-il pas redonner à la notion même de prévention routière toute l’importance qu’elle mérite, de telle sorte qu’on arrête à l’évocation du terme, de croire qu’il ne s’agit là que d’une association et non d’un grand projet rendant possible l’objectif ultime et utile de renforcer la sécurité routière?

Parenthèse refermée.

Une autre association, 40 millions d’automobilistes ce coup-ci, dénonce cette nouvelle campagne ou plutôt les chiffres dont elle fait état. En effet, selon l’asso d’usagers de la route, les affirmations suivant lesquelles « les personnes qui téléphonent en conduisant ont cinq fois plus de risque d’avoir un accident » – sont contredit[e]s par les études scientifiques les plus récentes, ce que ne peuvent ignorer les organisations à l’initiative de cette croisade anti-téléphone. La validité scientifique de ces dernières études est d’ailleurs elle-même sujette à caution, comme l’a démontré par le passé la commission « analyse et statistiques » de l’association.»

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