Sondage LeLynx.fr : 90 % des conducteurs s’opposent à l’abaissement de la vitesse sur les routes nationales

La vitesse à 80 km/h

Le résultat est sans appel : 90 % des personnes sondées par LeLynx.fr se disent défavorables à la généralisation de l’abaissement de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes nationales. Pourtant, cette limitation, actuellement en expérimentation, pourrait être étendue à tout le territoire.

Enquêtes réalisée auprès de 674 internautes anonymes abonnés à la newsletter de LeLynx.fr (juin 2015).

Sondage sur l'abaissement de la vitesse autorisée sur route nationale

Comme souvent lorsqu’il est question de limitation de vitesse, l’opinion publique se montre réfractaire. Une grande majorité des sondés ont exprimé leurs incertitudes, mais aussi leur mécontentement, suite à l’annonce du gouvernement d’une possible réduction de la vitesse sur les routes nationales afin de diminuer la mortalité routière. Pour rappel : l’abaissement de 90 km/h à 80 km/h sera expérimenté dès cet été sur trois tronçons de routes traversant la Drôme, la Haute-Saône, la Nièvre et l’Yonne. Si les résultats se montrent concluants, une généralisation à toutes les nationales françaises pourrait prochainement avoir lieu.

 « Il y a mieux à faire pour la sécurité routière ! »

Bien que conscients des dangers qu’engendre le non-respect des limitations de vitesse, 90 % des conducteurs estiment inutile une baisse de 10 km/h : « Baisser la vitesse ne changera pas grand-chose, si ce n’est un gain financier pour l’Etat. » Car la crainte première des automobilistes est de voir le nombre de verbalisations grimper en flèche, tandis que celui des décès sur les routes ne s’améliore pas. Rappelons qu’en 2014, la Sécurité routière a enregistré une hausse de la mortalité de 3,5 %, une première depuis douze ans.

Si les sondées ne soutiennent pas l’abaissement de la vitesse autorisée, ils attendent néanmoins d’autres engagements de la part du gouvernement. Un renforcement des campagnes de prévention et une répression plus forte des « mauvais conducteurs » semblent être, selon eux, des actions essentielles pour prévenir les accidents mortels : « Il faut réapprendre le partage de la route avec un peu plus d’intelligence : le conducteur doit être éduqué et responsabilisé. » Respect des distances entre véhicules, franchissement de lignes continues, queues de poisson, oubli de clignotants, alcool au volant… nombreuses sont les infractions et incivilités contre lesquelles les automobilistes protestent : « Avant d’abaisser la vitesse autorisée, il faudrait déjà faire respecter les vitesses actuelles. »

« La vie est précieuse »

Du côté des « pour », soit 10 % des sondés, on préfère tabler sur la sécurité et la prudence : « Tout ce qui peut sauver des vies humaines doit être tenté ! » Pour appuyer la pertinence du projet, d’autres pays européens où la vitesse autorisée est inférieure à celle permise en France sont cités en exemple : « En Suisse, la vitesse hors autoroute est déjà limitée à 80 km/h : c’est une question de discipline. »

Toutefois, la plupart ne juge pas nécessaire la généralisation de cette limitation à tout le territoire et préfère une application saisonnière ou géographique : « si l’expérience s’avère efficace, c’est une bonne idée, mais il serait suffisant d’appliquer l’abaissement de la vitesse à certaines portions dangereuses. »

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