Sécurité routière : fin des oreillettes et baisse du taux d’alcoolémie

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Pour la première fois depuis 12 ans, la mortalité routière repart à la hausse avec +3,7 % de morts en 2014 soit 3 388 décès. Des chiffres inquiétants qui poussent le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a prendre de nouvelles mesures pour la sécurité au volant.

Finies les conversations téléphoniques pour tuer le temps dans les bouchons ou les interludes musicales le casque vissé sur les oreilles. Accusée de limiter l’attention des conducteurs et leur audition, l’utilisation de tout système de type écouteurs, oreillettes ou casque sera bientôt interdite au volant. En revanche, les kits mains libres Bluetooth seront eux toujours tolérés. La mesure, attendue par la Sécurité routière depuis plusieurs années, fait partie des 26 annonces exposées ce lundi 26 janvier par Bernard Cazeneuve pour réduire la mortalité sur les routes. Le but premier du gouvernement est, rappelons le, de « Maintenir l’objectif de deux mille tués sur les routes en 2020 ».

Les jeunes conducteurs dans le viseur

Deuxième sujet phare : l’alcool. Car si 1 accident corporel sur 10 est lié à l’utilisation d’un téléphone portable au volant, 1 sur 3 est la conséquence d’une consommation d’alcool excessive, notamment chez les plus jeunes des automobilistes. Le taux d’alcoolémie autorisé chez les jeunes conducteurs devrait ainsi être revu à la baisse, passant de 0,5 grammes par litre de sang à 0,2 grammes, soit moins d’un verre d’alcool. Cette tolérance proche du « zéro » sera effective pendant les trois premières années suivant l’obtention du permis de conduire.

Aujourd’hui, l’usage d’un téléphone au volant est passible d’un retrait de 3 points de permis et de 135 euros d’amende tandis qu’un taux d’alcool supérieur à 0,5g par litre de sang peut vous coûter 6 points et une amende du même montant.

Par ailleurs, le gouvernement souhaite renforcer la sécurité des piétons, victimes collatérales des accidents de la route. Il sera désormais interdit de stationner son véhicule dans les cinq mètres qui précèdent un passage piéton pour favoriser leur visibilité. Il est toutefois bon de souligner que le tableau n’est pas totalement noir puisque depuis 1973 – année historique où 18 000 morts avaient été recensés sur les routes de France – la mortalité a été divisée par cinq en 40 ans.

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