Sécurité routière : y-a-t-il une « croisade anti-téléphone » ?

Alors que se tenait mardi 27 novembre, le nouveau Conseil national de la sécurité routière (CNSR), l’éternel débat sur l’interdiction totale du téléphone au volant semble diviser ses membres.

Du côté de ceux qui souhaitent interdire totalement l’usage d’un téléphone en voiture, on trouve la présidente de la ligue contre la violence routière Chantal Perrichon selon qui «On ne peut pas prendre sa voiture pour un bureau!» et qui milite à ce titre pour une interdiction totale du kit mains-libres, nous confie LeMonde.fr.

Le téléphone au volant multiplierait par 3 le risque d’accidents

En prenant pour base d’argumentaire un rapport co-rédigé par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Institut français de sciences et des technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar), rendu public en 2011 et intitulé «Téléphone et sécurité routière», Chantal Perrichon soutient que la fait d’utiliser son téléphone en voiture et ce, quel que soit le mode d’utilisation (tenu en main ou avec une oreillette) détourne l’attention de l’automobiliste.

Ce qui aurait pour conséquence de multiplier par 3 les risques d’accident de la circulation. Ce qui est ici pointé du doigt par la présidente de la ligue contre la violence routière, nous dit LeMonde.fr est que «lorsque l’automobiliste consacre une partie de son activité psychique à sa conversation, il réagit moins vite à ce qui se passe sur la route

Est-ce à dire que la présence d’un passager auquel le conducteur ferait la conversation expose ce dernier à un risque d’accident plus élevé?

40 millions d’automobilistes contre l’interdiction du kit mains-libres

40 millions d’automobilistes, en réaction à la campagne «Au volant, je passe en mode voiture»de l’association Prévention routière, a diffusé un communiqué sur son site le 15 novembre dans lequel elle dénonce une manipulation des chiffres.

En effet, selon 40 millions d’automobilistes, ni l’étude ayant mené à la campagne et concluant à «cinq fois plus de risque d’avoir un accident» en faisant usage du téléphone au volant, ni les études scientifiques sur le sujet ne peuvent être considérées comme véridiques.

Ces circonstances amènent ainsi l’association à évoquer une «croisade anti-téléphone» qui passerait par l’interdiction jugée «illusoire et contre-productive» de tout usage du téléphone au volant. Alors que 40 millions d’automobilistes estime que le kit mains-libres est «un gage de sécurité pour les automobilistes».

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