Se jouer des radars… en contournant la loi

Les radars automatiques sont aujourd’hui omniprésents. Et beaucoup de personnes, lasses de se faire flasher à répétition, sont prêtes à utiliser n’importe quelle méthode, fusse-t-elle illégale, pour se soustraire à leur regard. Quelles sont ces techniques?

Dans son numéro du 20 mai 2013, le magazine AutoPlus présente plusieurs de ces ruses, qui consistent bien souvent à tricher avec ses plaques d’immatriculation… ce qui, faut-il le rappeler, est illégal! D’autres méthodes, légales elles, présentées par le magazine ne sont cependant pas infaillibles.

Trafiquer ses plaques pour échapper aux radars

  • La plaque d’immatriculation réfléchissante: Certains se créent une plaque réfléchissante qui est illisible quand elle est prise en photo par un hibou ou une cabine (elle paraît blanche). Cependant, cet artifice au coût estimé entre 100 et 400€ est facilement contournable (une petite manipulation d’image et les policiers retrouvent votre numéro). De plus, en cas de prise en flag’ les sanctions sont lourdes: 6 points en moins sur le permis, 1500€ d’amende, la saisie du véhicule et 3 ans de prison.

 

  • Le chiffre masqué sur la plaque: D’autres masquent un caractère sur leur plaque à l’aide de scotch blanc qu’ils peuvent se procurer pour 3€ dans toute bonne papèterie. S’ils se font attraper, cela leur vaudra une amende de 3750 euros, la confiscation du véhicule, trois ans de suspension de permis et cinq ans de prison.

 

  • La pose d’une plaque escamotable: Il existe aussi la possibilité pour les motards d’installer un dispositif qui cache la plaque sur commande en la relevant (d’un coût compris entre 100 à 400€). Cependant, si des policiers vous voient passer sans plaque, nul doute qu’ils vous interpelleront. Il est alors possible qu’ils vous verbalisent pour défaut de plaque d’immatriculation. Cela vous coûtera alors très cher: 6 points en moins sur le permis, qui sera suspendu pour 3 ans. Ajoutez à cela une amende qui peut monter jusqu’à 30000 euros, assortie de la confiscation du véhicule et de 7 ans de prison.

 

  • La technique dite de la «doublette»: on fait une copie de plaques existantes (40€ environ) et on les installe à la place des siennes. Autant dire qu’une telle méthode, en plus d’être particulièrement immorale (puisque c’est un innocent qui recevra l’amende), vous coûtera autant que le défaut de plaque d’immatriculation (très cher donc) si vous vous faites prendre.

Les méthodes à la limite de l’illégalité

Cacher une partie de la plaque: sans être totalement dans l’illégalité, il est possible de dissimuler une partie de sa plaque en installant un attelage volumineux (mais homologué) à l’arrière de sa voiture. Pour un masquage maximal, certains optent pour la balle de tennis coupée placée sur la boule de l’attelage. Ce système présente quand même le défaut de laisser la plaque avant non couverte.

Bien choisir à quel nom on met la carte grise de sa voiture peut aussi éviter des soucis: déclarer un mineur, par exemple, n’est pas illégal et permet d’éviter de perdre des points à cause des radars automatiques. On peut également mettre la carte grise au nom d’un proche qui vit très loin, tandis que lui met la sienne à votre nom. Ainsi, l’autre reçoit l’amende et il peut très facilement la contester en prouvant qu’il ne pouvait pas se trouver à l’endroit où l’infraction a été relevée. Mais dans ces deux cas, en cas d’interpellation, on ne peut éviter ni l’amende, ni la perte de points. Et en cas de grand excès de vitesse, la police ouvrira une enquête et pourra découvrir la combine.

En guise de conclusion, on vous déconseille d’appliquer tout ou partie de ces stratégies étant donné qu’aucune n’est efficace à 100% et qu’en regard des risques encourus, le jeu n’en vaut (vraiment) pas la chandelle.

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