La réponse de Frédéric Péchenard à 40 Millions d’automobilistes

Comme nous vous le disions récemment, 40 Millions d’automobilistes vient de publier une étude portant sur les radars dont l’emplacement constitue un piège selon les usagers de la route. Les réactions ne se sont pas faites attendre puisque le Délégué interministériel à la sécurité routière, Frédéric Péchenard s’est déjà exprimé sur le sujet.

Pas d’audit sur l’implantation des radars

Interrogé par LeFigaro.fr, le Délégué a déclaré qu’un audit sur l’implantation des radars automatiques n’était «absolument pas nécessaire». Il justifie sa prise de position par le fait que chaque radar fait déjà l’objet d’un suivi et que chaque installation d’une nouvelle cabine est précédée d’une étude préliminaire afin de déterminer son utilité.

Il renchérit en notant que les radars servent à sauver des vies et non à piéger les automobilistes. Il rajoute que l’objectif n’est pas de cacher les radars, mais de les rendre visibles et que c’est pour cela que les radars seront bientôt de nouveau tous indiqués par un panneau.

Il dénonce par ailleurs un «coup de publicité» de la part de l’association. Il rapporte que le président de 40 Millions d’automobilistes fait partie du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) et qu’il aurait pu agir « au sein de la commission «vitesse» du CNSR dans laquelle il intervient plutôt que de passer par les médias».

Des critiques de la part de la Chantal Perrichon

Même son de cloche de la part de la Ligue contre la violence routière. La présidente de l’association, Chantal Perrichon, prône sur LeFigaro.fr la création d’une «cellule riposte» afin de lutter contre ce qu’elle appelle de la «désinformation».

Elle critique notamment la méthodologie de l’étude, qui ne prend en compte que les témoignages négatifs liés aux radars et pas ceux de personnes qui souhaitent l’installation de ces machines sur certaines routes. Elle pense par ailleurs que le CNSR devrait se pencher sur l’étude afin de «démonter ses méthodes».

Contrairement à Frédéric Péchenard, elle reconnait cependant qu’un audit devrait être lancé non seulement sur l’implantation des radars, mais aussi sur les limites de vitesse en vigueur.

Si ces deux personnalités se sont exprimées sur l’étude, elles n’ont en revanche pratiquement pas réagi aux 7 propositions de 40 Millions d’automobilistes pour que les radars retrouvent leur vocation pédagogique.

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres