Les radars devraient flasher plus selon la Cour des comptes

Le 18 décembre 2013, on vous apprenait que pour la première fois en 10 ans, le nombre de flashs enregistrés par les radars sur l’année avait diminué. En cause, la baisse du «taux de disponibilité» des radars, c’est-à-dire la part de cabines en service sur le nombre total de radars installés.

Cette même baisse du taux de disponibilité des radars était due au changement de prestataire censé assurer la maintenance des appareils. La Cour des comptes, dans son rapport annuel publié mardi 11 février 2014, pointe du doigt l’indisponibilité des cabines flasheuses qu’elle impute directement au changement de prestataire. Explications…

La Cour relève de nombreuses infractions non sanctionnées

Dans son rapport, la Cour indique qu’un nombre important d’infractions constatées par les radars ne sont pas sanctionnées. En effet, et comme dit ci-dessus, elle relève que le taux de disponibilité des cabines flasheuses, encore élevé en février 2013 (94,7%), a brutalement chuté en juin 2013 (80,3%). Cette baisse du taux de disponibilité se traduisant logiquement par une baisse des verbalisations.

Toutefois, note la Cour, «la proportion des « messages d’infraction » suivis de l’émission de contraventions s’améliore», passant de 70% en 2012 à 76,4% en 2013.

Exigeant «un redressement sans tarder» du taux de disponibilité des radars, la Cour recommande :

  • de généraliser l’emploi du procès-verbal électronique par les polices municipales ;
  • d’améliorer le taux de disponibilité des radars;
  • de poursuivre la fiabilisation du système d’immatriculation des véhicules et le développement de la verbalisation des conducteurs étrangers ;
  • s’agissant du changement d’adresse des titulaires de carte grise, [de] lancer une campagne d’information du public rappelant les obligations déclaratives et les sanctions en cas de non-respect de celles-ci ;
  • en matière de verbalisation électronique, [d’] analyser les causes dues aux erreurs des agents et former ceux-ci pour les réduire ;
  • d’asseoir pleinement le rôle du délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières dans le pilotage interministériel de la gestion des amendes ;
  • de demander aux procureurs de la République de contrôler régulièrement l’activité des officiers du ministère public de leur ressort et veiller à l’homogénéité des pratiques de ces derniers.

La réponse du Ministère de l’Intérieur

À la fin du rapport de la Cour, figurent les réponses des autorités impliquées. Parmi elles, le ministère de l’Intérieur précise que le changement de prestataire chargé de la maintenance des radars a concerné «les radars fixes installés jusqu’en 2009, les radars « feux rouges » ainsi que les radars mobiles embarqués de première génération soit près de 80 % du parc (3 300/4 100 radars).»

Bien qu’il reconnaisse le lien direct de causalité entre le changement de prestataire et la baisse du taux de disponibilité des radars, le ministère met également en avant que les «vandalismes perpétrés en novembre 2013 à l’encontre du parc de radars, en marge des manifestations contre l’écotaxe» ont été la cause du ralentissement observé depuis le mois de juin 2013.

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