Quand les prisonniers perdent des points sur leurs permis

Sujet brûlant de l’actualité de ces derniers mois, la réforme du permis à points semble devoir s’imposer plus que jamais tant les éventuelles dérives sont nombreuses. Preuve s’il en fallait, des automobilistes responsables d’infractions routières n’hésitent plus aujourd’hui à dénoncer leurs connaissances et même si celles-ci sont en prison… Explications.

Vous le savez pour l’avoir beaucoup entendu, les histoires de PV distribués à des automobilistes qui n’étaient pourtant pas au volant de leur voiture le jour des infractions supposées n’ont cessé de faire l’actualité. Autre technique, autre méthode nous apprend la rédaction du Figaro.fr puisque désormais, les contrevenants au code de la route accusent des prisonniers!

Permis: tout est bon pour sauver ses points

Vous l’avez donc compris, ce n’est pas uniquement par pure méchanceté que certains conducteurs incriminent des prisonniers lorsqu’il s’agit de contester les PV qu’ils ont reçus à la suite d’une infraction routière effectivement commise par eux.

Non, c’est pour éviter de perdre des points sur leur permis qu’ils font une chose pareille. Que faut-il donc retenir, à votre avis, de pareilles situations? L’inhumanité de certains individus n’hésitant devant rien ou la faille à tel point perceptible du système du permis à points qu’elle conduira sans doute un jour, si ce n’est pas déjà le cas, à verbaliser des personnes décédées?

Tandis que vous hésitez encore à répondre à cette question, nous vous proposons de vous décrire précisément les faits qui concernent 3 détenus. L’un deux, emprisonné à Fresnes, a été accusé d’excès de vitesse et de non-respect d’un feu rouge, ces infractions ayant bien sûr été relevées par des radars.

Or, et vous le savez sans doute, après un flash de radar, l’administration envoie au contrevenant présumé un formulaire sur lequel lui est laissée la possibilité de dénoncer un tiers! C’est précisément à ce niveau-là qu’il y a une faille.

Pour les 2 autres détenus, emprisonnés à Bois d’Arcy, dans les Yvelines, la dénonciation s’est faite encore plus simplement puisqu’il s’est agi pour les délinquants de donner aux policiers les vraies identités des prisonniers.

Concrètement,la situation est alarmante et pour l’heure, seules les victimes et leurs avocats semblent s’en rendre compte. Les prisonniers puisqu’ils ne relèvent pas leur courrier se retrouvent avec des permis invalidés quand ils sortent de prison et alors qu’on pourrait légitimement croire qu’il n’y a rien de plus simple que d’apporter la preuve qu’ils n’ont pas pu commettre lesdites infractions , la procédure s’apparente visiblement à un «parcours du combattant», selon les déclarations des avocats.

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