L’obligation sur les éthylotests repoussée, Contralco courroucé

Adopté en février 2012 par le gouvernement Fillon, le décret sur l’obligation de posséder un éthylotest non usagé à bord de chaque véhicule est entré en vigueur le 1er juillet dernier. Avec cette décision, la société Contralco, leader de la fabrication d’éthylotests, s’assurait des lendemains plus que chantants.

Toutefois, avec le gouvernement Ayrault, c’est le bien-fondé même dudit décret qui est remis en cause. En effet, pour rappel, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur a fait savoir le 27 novembre dernier qu’il convenait de réfléchir à 2 fois à cette mesure afin de vérifier qu’elle était bien adaptée à l’objectif recherché, à savoir la lutte contre l’insécurité routière.

Du coup, c’est l’activité même de Contralco qui est ici menacée.

Contralco: entre vitesse et précipitation

Pour montrer qu’elle ne compte pas ainsi lâcher l’affaire, la société Contralco a adressé le 04 décembre 2012 une lettre ouverte au gouvernement dans laquelle on peut lire: «cette absence de continuité de l’État nous abasourdit, d’autant que, dans la foulée, Manuel Valls déclare vouloir abaisser à 2 000 le nombre de morts par an sur la route, objectif que nous partageons. Justement, l’alcool reste l’une des premières causes de mortalité sur la route.»

C’est donc plus par souci d’atteindre un objectif «commun» (sic!) que Contralco souhaite que le décret sur l’obligation de détenir un éthylotest en voiture soit maintenu. Et de brandir l’argument imparable de la mortalité routière, dont l’alcool est une des principales causes.

En poursuivant par une prédiction des plus menaçantes: «le retrait pur et simple de ce décret mettrait de fait en danger notre société et des emplois vitaux pour bien des familles de notre territoire», la société fait allusion à l’embauche de 230 personnes supplémentaires – la plupart en CDD – en sus des 70 salariés dès l’annonce de la possibilité de rendre obligatoires les éthylotests.

De la même manière, Contralco fait aussi allusion à «son programme d’investissement de 3,7 millions d’euros prévu pour 2013» qu’elle juge «remis en question» par la décision de Manuel Valls.

Or, nous apprend Les Échos, cette décision ne signe pas du tout la mort de Contralco (mais juste un développement un peu moins fulgurant) puisque «l’entreprise a tout à gagner à continuer à investir pour rester leader sur son secteur.»

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