Mondial de l’auto 2016 : à quoi ressemblera la voiture du futur ?

mondial de l'auto 2016

Le Mondial de l’automobile, salon le plus populaire de France, a ouvert ses portes samedi le 1er octobre. L’occasion pour les constructeurs de dessiner les enjeux du marché mondial de l’automobile, mais aussi de donner un aperçu de la voiture du futur.

Le Mondial de l’automobile reste, plus de 100 ans après sa 1er édition, le salon le plus visité au monde, avec près de 1 200 000 visiteurs en 2014. Il représente un important enjeu commercial pour les constructeurs automobile et la dernière grande opportunité de l’année pour atteindre leurs objectifs. Et le marché est de leur côté : en France, il ne s’est jamais vendu autant de voiture depuis la crise. Près de 300 000 visiteurs s’offriront une nouvelle voiture lors du Mondial de l’automobile.

Technologie et environnement

A l’image de cette édition du Mondial de l’automobile, le secteur est en pleine mutation et les constructeurs automobiles l’ont bien compris. Sans conducteur, autonome, semi-autonome, électrique : toutes les grandes marques sont dans la course à la voiture du futur et le scandale Volkswagen semble avoir fait avancer plus rapidement la stratégie de certains acteurs.

En effet, les voitures électriques sont les grandes vedettes de cette édition et de nombreuses nouveautés et prototypes ont été présentés. Ces voitures nouvelle génération promettent 400 km d’autonomie, voire davantage, ce qui devrait rassurer les clients encore frileux.

Carlos Tavares, le Président Directeur Général de PSA (Peugeot, Citroën et DS) a décrit la voiture des Français en 2035 au Parisien Magazine : « Ce devrait être un véhicule zéro émission, très connecté avec une organisation de l’habitacle orientée vers le confort. Son design aura été conçu en harmonie avec le mobilier urbain, l’architecture. Ce véhicule pourrait être totalement autonome, avec des voies de circulation réservées au cœur des villes. On peut tout imaginer ».

L’enjeu de la mobilité

La révolution numérique crée aussi de nouvelles formes de mobilité. Le Français PSA a ainsi lancé « Free2Move », une nouvelle marque qui devrait fédérer l’ensemble de ses offres de services connectés et de mobilité.

Autre signe de la prise en compte de cette révolution numérique par le monde de l’automobile : la star du covoiturage BlaBlaCar fait son arrivée cette année sur le salon. La start-up participera le 5 octobre à une journée spécialement consacrée à l’innovation, aux côtés de Waze, Drivy, ou Spotify. Des services de covoiturage et d’auto-partage que les marques veulent intégrer à leur vision de l’avenir.

Amina Walter, Directrice Développement & Partenariats chez LeLynx.fr, s’exprime sur les formules PAYD :

Un rendez-vous délaissé ?

Malgré un enjeu commercial non-négligeable, de nombreuses marques auto délaissent ce rendez-vous mondial. C’est le cas de Ford, Volvo, Mazda, Aston Martin, Lamborghini, Bentley ou encore Alpine. Avec une consommation étalée sur toute l’année et une possibilité pour les clients de faire leur achat via Internet, beaucoup de constructeurs automobile n’y trouvent plus leur compte et renoncent peu à peu à participer à l’événement.

Autre critère important, le prix parfois exorbitant des stands : entre 3 M€ et 5 M€… et une visibilité pas toujours à la clé. En occupant près de la moitié du Pavillon 1 du parc des expositions de Paris Versailles, les constructeurs français (Peugeot-Citroën, Renault-Nissan-Dacia) font la démonstration de la puissance de leur implantation nationale. C’est le cas également à Francfort, où les marques allemandes sont mises en avant lors du Mondial présent une année sur deux.

Si, pour le moment, l’absence de grandes marques ne semble pas ébranler la popularité du Mondial de l’automobile de Paris, elle pourrait être le signe avant coureur d’un désamour côté constructeurs, mais aussi visiteurs.

Salon de l'automobile

La concurrence étrangère

Les autres salons internationaux font aussi de la concurrence à cette institution. Le salon de l’automobile de Genève, organisé début mars, présente l’atout de la neutralité suisse : toutes les marques y sont présentées sur un pied d’égalité. L’autre avantage est la période du salon, qui coïncide avec la remise du prix de la voiture de l’année. La ville helvétique est par ailleurs réputée pour accueillir une clientèle au pouvoir d’achat élevé.

De son côté, la Chine, et son marché de 21 M de véhicules, est devenue une destination que les constructeurs automobiles ne peuvent plus sous-estimer. La fréquentation des salons de Pékin et de Shanghai ne cesse d’ailleurs de croître d’année en année.

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