Jeunes conducteurs, en route pour la reconnaissance

Manque d’expérience, moindre maturité émotionnelle, goût du risque, les jeunes feraient plus d’accident que leurs ainés: des clichés certes, implacablement confortés par les chiffres, toutefois.

Représentant moins du dixième de la population, les conducteurs novices sont en effet responsables du quart des sinistres annuellement constatés; de quoi motiver de la part des assureurs une importante prime de risque.

A un coût humain déplorable (les accidents de la route sont la première cause de mortalité chez les jeunes), vient de fait s’ajouter un coût financieréléphantesque : un million d’euros en moyenne par accidenté de la route.

Pour partie responsables, seraient les méthodes de formation classiques qui, selon un rapport de l’OCDE, ont surtout pour objet l’acquisition d’un savoir technique, échouant donc pour l’essentiel à l’inculcation d’un comportement de prudence: l’aptitude à l’autoévaluation et la compréhension des facteurs de risque passeraient par d’autres canaux.

Des solutions se profilent

Les nouvelles technologies, telles que les boites noires enregistrant les données de conduite du véhicule, ou encore les éthylotests anti-démarrage interdisant l’accès à la route aux conducteurs éméchés permettront dans le futur de travailler dans ce sens.

Pour l’instant, la solution la plus efficace pour éviter l’accident comme le surcoût consiste pour le jeune conducteur à suivre des cours de conduite dès 16 ans, dans le cadre de l’Apprentissage Anticipé à la Conduite. L’expérience ainsi acquise est fortement valorisée par l’assureur,qui limite alors la majoration de 50% durant un an, puis l’annule sur bonne conduite.

Dans le même ordre d’idée, une formation post-permis a récemment été mise en place par Centaure, réseau de formation à la conduite avalisée par Groupama. Selon une enquête certifiée par la DISR (délégation interministérielle à la sécurité routière), elle permettrait une diminution de plus du tiers des sinistres chez les nouvelles générations.

Autre option pour payer moins : l’inscription par le jeune à l’assurance du véhicule parental durant une période probatoire, ceci permettant de rassurer l’assureur qui, à l’issue de celle-ci, proposera des tarifs moins coûteux.

Enfin, opter pour une petite cylindrée diminue statistiquement les risques de faire un accident, de même que le choix d’une couleur discrète, moins propre à attiser la convoitise que les couleurs pétaradantes.

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres