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Vers une hausse annoncée des prix du diesel


Le prix du diesel est parti pour grimper. Dès 2016, le gouvernement réduira l’avantage fiscal dont bénéficie le gazole par rapport à l’essence, dans l’intention de mettre fin à la  « diésélisation massive » du parc automobile français.

Longtemps discutée, la question du prix du diesel semble avoir trouvé un consensus  dans le principe d’un rapprochement en 5 ans des prix du gazole et de l’essence. Cette mesure, en application à partir de janvier 2016, vise mettre un terme au traitement fiscal favorable dont bénéficie depuis toujours le gazole par rapport à l’essence (le litre de diesel étant facturé environ 20 centimes d’euros TTC moins cher).Hausse des prix du gazole

Une courbe des prix inversée

Début janvier, les tarifs à la pompe afficheront ainsi :

  • une augmentation d’un centime d’euro par litre de gazole ;
  • une baisse d’un centime d’euro par litre d’essence.

Des variations de tarifs qui seront reconduites en 2017 dans les mêmes proportions, dans le but « d’un rapprochement en 5 ans entre le prix du gazole et celui de l’essence », a précisé Matignon à l’issue de la réunion d’arbitrage qui a rassemblé Manuel Valls, Ségolène Royal, Emmanuel Macron et Michel Sapin. Le gouvernement s’est montré favorable à un ajustement progressif des tarifs, afin de ne pas déstabiliser les constructeurs automobiles du pays.

L’impact écologique au cœur du débat

Les inquiétudes écologiques des Français ont été mises en avant par Matignon, en particulier au sujet de la qualité de l’air suite à la diésélisation massive du pays :

  • le gazole constitue près de 80 % des volumes de carburants écoulés en France ;
  • les moteurs diesel représentent 55,7 % des achats de voitures neuves des particuliers (un chiffre toutefois en recul depuis quelques années, suite au débat récurrent sur la nocivité de ses émissions et au durcissement des normes européennes) ;
  • En 2014, 64 % des immatriculations concernent des moteurs diesel (en 2008, ce chiffre atteignait 77,3 %).

Des promesses sociales

Le gouvernement a renouvelé sa promesse d’utiliser la recette de la hausse des prix du diesel « pour financer l’allègement de la fiscalité locale des contribuables modestes, et notamment des retraités, conformément à ses objectifs de justice sociale, partagés par la majorité parlementaire« . Il a également convenu de renforcer la prime à la conversion des vieux véhicules diesel, afin d’inviter les propriétaires à les remplacer pour accélérer la reconversion du parc automobile.

Les modèles de plus de 10 ans bénéficieront ainsi d’une prime d’achat de 1 000 euros, contre 500 euros aujourd’hui.

Relancé en septembre dernier par le scandale des moteurs truqués de Volkswagen, le débat sur les moteurs diesel anime le gouvernement depuis le début du quinquennat, sans qu’une solution satisfaisante n’ait été apportée. Lancée en 2013, la  contribution climat énergie, qui taxe davantage le diesel que l’essence, avait toutefois constituée une amorce timide de réponse. Ainsi, la mesure de rapprochement des tarifs des carburants est vivement saluée par les écologistes. Le député vert Denis Baupin a affirmé qu’il s’agissait d’une « belle avancée pour l’écologie et la santé publique ».

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