Focus sur la dépénalisation des délits routiers

Quiconque a suivi un tantinet l’actualité de ces derniers jours sait d’une part que la ministre de la justice, Christiane Taubira a formulé le souhait de désengorger les prisons lors de la «conférence de consensus sur la prévention de la récidive» qui vient de s’achever, en affirmant que «L’incarcération crée plus de récidive.»

Vous qui suivez l’actualité, savez d’autre part qu’à la suite d’une course-poursuite jeudi 21 février à Paris entre la police et un chauffard multirécidiviste, deux policiers ont trouvé la mort et un troisième a été grièvement blessé.

Valls contre la dépénalisation des délits routiers

Vous vous posez donc légitimement la question du lien entre ces deux événements? Eh bien, dans le cadre de la «conférence de consensus», le jury qui a choisi de réfléchir aux moyens d’éviter la prison, a proposé que les délits routiers ne fassent plus l’objet d’une peine d’emprisonnement mais d’une simple contravention.

Représentant un peu moins de la moitié des affaires correctionnelles et connaissant un taux de récidive particulièrement élevé, les délits routiers et la question de leur dépénalisation en particulier, a été écartée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls pour qui il n’est pas envisageable de dépénaliser ces délits, puisque le premier flic de France considère que «La sanction doit venir dès le premier délit ! Il faut mieux punir, et le plus vite possible ! Comment cela se fait-il que des jeunes de 22 ou 23 ans volent des voitures ou les louent à des sociétés sans doute peu scrupuleuses, conduisent à 160km/h après avoir consommé de l’alcool ou de la drogue ? (…) La sanction doit arriver vite et être exemplaire !».

En gros, il n’en est pas question…

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres