Le triste destin d’une Ferrari

Une Ferrari F50, dérobée d’un concessionnaire en septembre 2003 et retrouvée dans le Kentucky par le FBI en 2008, était consignée dans les entrepôts du Bureau Fédéral d’Investigation pour la durée de l’enquête.

Or, il n’existe, de l’une des rares Formule 1 que l’on puisse conduire sur route ouverte, que 349 exemplaires au monde. Encore son achat à l’état neuf avait-il été réservé aux déjà-propriétaires d’une Ferrari à moteur 12 cylindres. Enfin, son prix aujourd’hui encore supérieur à 390000 euros achève d’en faire un objet hors de portée.

En contrepartie de sa rareté, ceux qui ont pu en prendre le volant, ne tarissent pas d’éloge sur son efficacité méphistophélique, sa sonorité enivrante «propre aux moteurs de Maranello» disent les experts, ainsi que ses prodigieuses performances.

Les rayures du FBI

C’est ce qu’ont voulu vérifier les agents Frederick C. Kingston et le procureur adjoint J. Hamilton Thomson, pensant qu’il était dommage de passer à côté de l’aubaine, et qu’une petite virée à bord du bolide ne causerait pas grand tort. Oui, mais un peu trop euphoriques au volant et peu habitués à la puissance du véhicule, les agents ont rapidement cassé la belle voiture en sortant du décor peu après l’avoir sorti du hangar.

La Motors Insurance Corp., qui avait assuré la Ferrari pour un montant de 750 000 dollars, demande à être remboursée: elle a donc décidé d’assigner le FBI et le ministère de la Justice… en justice.

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