Les éthylotests responsables d’incidents sanitaires ?

La rédaction du Figaro.fr nous apprend, dans un article publié le 22 novembre 2012 et intitulé «Les dangers méconnus des éthylotests», que les appareils rendus obligatoires à bord de chaque véhicule depuis le 1er juillet dernier seraient responsables de pas moins de 156 cas d’intoxications et autres incidents sanitaires entre janvier 1999 et juin 2012.

Ce qui, comme le souligne, la rédaction du Figaro.fr, ne suffit pas à tirer la sonnette d’alarme puisque étant donnée la période étudiée, 156 cas c’est pas non plus énorme. Mais, comme nous le rappelle aussi la rédaction, cette proportion doit être désormais appréciée au regard de la loi sur l’obligation de possession d’un éthylotest, laquelle se traduit déjà par un accroissement du nombre de ballons.

Le rapport des centres antipoison sur les risques des éthylotests

Parmi les 156 cas rapportés par les centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV), nous dit LeFigaro.fr, il y a notamment ceux de l’ingestion de l’éthylotest chimique. En effet, selon un rapport intitulé «Éthylotest chimique à usage unique / air expiré : quels risques ?» établi par ces centres en juillet 2012, «dans quatre cas, le dispositif a été croqué et/ou avalé dans un contexte d’état ébrieux avancé, parmi lesquels deux ont été considérés comme significatifs, l’un avec une érosion de la muqueuse jugale, l’autre avec une œsophagite isolée d’intensité et de topographie limitée

Tandis que dans 79 cas, l’exposition buccale ou orale a révélé des «signes bénins d’irritation des muqueuses digestives», 28 autres cas recensés procédaient d’une exposition oculaire. En outre, poursuit le rapport, «Une situation particulière d’exposition a été relevée dans 13 cas, celle du contact buccal avec un dispositif dégradé et contaminé par du liquide, possiblement du fait des conditions de stockage. Ce risque de dégradation pourrait faire partie de l’information délivrée au public sur le dispositif ou sur sa notice (à ne pas confondre avec les conditions de fonctionnement du test).»

L’association Robin des Bois dénonce la toxicité des éthylotests

Dans un communiqué daté du 15 novembre 2012, l’association de protection de l’homme et de l’environnement Robin des Bois appelle le gouvernement à oublier le décret rendant obligatoire la détention d’éthylotest.

En s’appuyant sur le fait que «Les éthylotests chimiques désormais diffusés à des millions d’exemplaires exposent les usagers, les familles et notamment les enfants à des risques immédiats résultant de la présence irritative d’acide sulfurique et de chrome» et qu’ils «contiennent du dichromate de potassium, une substance cancérogène et toxique pour l’environnement et la faune aquatique», l’association réitère une inquiétude déjà formulée en juillet dernier.

les premières sanctions en cas de défaut d’éthylotest (des amendes de 11€) commenceront à pleuvoir au 1er mars 2013.

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