Le diesel aussi dangereux que l’amiante ?

Alors même que le moteur diesel domine actuellement le parc automobile, de plus en plus de voix s’élèvent en France pour dénoncer les dangers liés aux émissions cancérigènes de ces moteurs. A la base décrié pour son côté très polluant puis largement apprécié depuis l’instant où les constructeurs auto l’ont fait évoluer, le diesel n’est plus très bien vu aujourd’hui.

En effet selon Bruno Guibeaud, le président d’Europe Qualité Expertise, un regroupement d’experts automobiles, cité par LeParisien.fr dans son édition du mardi 05 juin, «le diesel représente une bombe à retardement comparable à l’amiante». Explications…

Diesel: 42000 personnes meurent chaque année à cause des particules

Pour justifier une telle allégation, Bruno Guibeaud précise que «La pollution est moins visible qu’autrefois, quand le Diesel fumait noir, mais les particules fines et les gaz NOx sont toujours là et tuent tous les jours». En effet, ce qui pose problème dans la motorisation diesel, c’est bel et bien l’émission de particules fines qui, en dépit du filtre à particules, demeurent très nocives pour la santé ainsi que l’émission d’oxyde d’azote.

Concrètement, vous demandez-vous, quels sont les risques pour la santé? Toujours selon LeParisien.fr, les risques de santé publique les plus évidents dus aux émissions de particules fines et d’oxyde d’azote sont le cancer du poumon et les crises d’asthme.

Le problème selon les experts, c’est que l’incitation permanente des autorités françaises à développer le parc diesel, laquelle est passée par une «politique fiscale avantageuse» a eu pour conséquence de faire bondir le nombre de véhicules diesel de 1,7 million à plus de 24 millions en trente ans, soit près des deux tiers des véhicules en circulation.

Persuadée au départ que l’évolution du diesel allait pallier la pollution en gaz carbonique créée par l’essence, ajouté au fait que le diesel est moins consommateur de carburant, la France a presque tout misé sur l’essor de cette motorisation.

Il n’est toutefois pas question d’encourager aujourd’hui les automobilistes à préférer l’essence qui avec la généralisation de l’injection directe pose exactement les mêmes problèmes d’émissions de particules fines.

En l’absence de mesures précises, claires et fermes, la France tombera certainement sous le coup de sanctions européennes.

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