La désertification des stations-service

Alors que les déserts médicaux font beaucoup parler d’eux, la désertification des stations-service fait moins parler d’elle. Pourtant, c’est un phénomène bien réel. Comme nous le révèle la rédaction de LeParisien.fr, 300000 personnes n’ont aucune station-service à moins de 10 minutes de chez elles. De plus, 3,6 millions de personnes seraient également concernées si la pompe la plus proche de chez eux fermait.

12300 stations-service en France en 2012

Il y a de moins en moins de stations-service en France et ce phénomène n’est pas nouveau. En 1975, notre pays en comptait 47500 et ce chiffre a progressivement diminué, pour finalement tomber à 12300 en 2012. Le phénomène ne touche pas que la campagne. Même à Paris, le nombre de pompes a diminué. On en compte aujourd’hui 122, contre 137 en 2010.

La Fédération nationale de l’artisanat automobile (FNAA) ajoute de surcroît qu’il existe 871 stations «dont la disparition plongerait les automobilistes, les entreprises et les services publics concernés dans une périlleuse situation de pénurie». Et sur ces stations-clef, 72% sont des petites stations-service qui assument également le rôle de commerce de proximité.

Des mesures gouvernementales qui mettent en péril les stations-service

La FNAA rajoute que 1600 stations sont menacées de disparition. De nouvelles normes environnementales décidées par le gouvernement exigent des travaux pour se mettre aux normes d’ici la fin de l’année 2013. Or les petites stations-service n’ont pas le budget pour cela, faute d’activité. Elles se tournent souvent vers le CPDC (Comité Professionnel de la Distribution de Carburants), pour obtenir des aides, mais les demandes sont longues à traiter. La Fédération propose donc au gouvernement d’échelonner sa réforme et de laisser jusqu’à 2017 aux stations-service pour se mettre aux normes.

Elle propose également un «contrat d’avenir» sur une période de trois ans. Il prendrait la forme de mesures fiscales avantageuses, d’aides pour que les stations-service se mettent aux normes et pour qu’elles puissent diversifier leurs activités. Ce contrat d’avenir pourrait être financé par tous les acteurs de la filière (comme l’état ou les pétroliers).

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