Coyote ou l’art de flirter avec la légalité

La société française Coyote, qui a fait sa notoriété sur la conception d’avertisseurs de radar a dû s’adapter à l’évolution de la législation interdisant ces outils pour se convertir à la fabrication d’«assistants d’aide à la conduite», seuls aujourd’hui tolérés. Pourtant, dans le fond, il s’agit plus d’un changement d’appellation que d’un changement d’activité. Explications.

Coyote, toujours avertisseur de radars

Certes, il est à présent interdit de signaler la présence de radars à l’aide d’un avertisseur. Cependant, les directeurs de Coyote sont rusés. Selon LeMonde.fr, ils auraient trouvé le moyen de proposer le même service tout en restant (plus ou moins) dans la légalité.

Coyote ne vous donnera jamais l’emplacement précis d’un radar. En revanche, il vous signalera des «zones à risque». De même, chez Coyote, on ne dit pas «radar tronçon», mais «zones de danger à vitesse moyenne».

À l’origine, en vertu de l’accord entre le gouvernement et l’Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies d’aide à la conduite (Afftac) signé le 28 juillet 2011, ces «assistants d’aide à la conduite» devaient signaler toutes sortes de zones à risque, pas seulement celles où l’on retrouve des radars. Or cela ne s’est jamais fait et lesdites zones correspondent toutes à des emplacements approximatifs de radar.

Depuis le début, Chantal Perrichon, Présidente de la Ligue contre la Violence Routière (CNSR), s’oppose à l’existence de tels dispositifs. Alors que Coyote, dont les ventes se portent bien, annonce être arrivé à 2 millions d’utilisateurs, elle déclare:«Nous ressentons ces annonces triomphalistes comme de véritables provocations».

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