Covoiturage et transport de passagers : deux choses différentes

En pleine rixe entre les taxis et les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), la société américaine de VTC Uber a lancé le 04 février dernier le service de covoiturage uberPOP à Paris.

Or, pour la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), le service proposé par uberPOP ne saurait relever du covoiturage mais plutôt du transport de passagers. Explications…

En cause, le covoiturage « réalisé dans un but lucratif »

En s’attachant un minimum aux termes mêmes, il semble clair que le covoiturage a vocation à permettre d’adopter un mode de déplacement éco-citoyen en partageant les frais. En revanche, précise le Ministère de l’Économie cité par LesEchos.fr, « le transport de passagers, sous couvert de covoiturage, réalisé dans un but lucratif est illégal » et tombe ainsi sous le coup de « l’activité de transport public non autorisée ».

Concrètement, vous demandez-vous, en quoi le service d’uberPOP est-il si différent des autres ? Eh bien, alors que des sites du type covoiturage.fr, carpooling.fr ou encore 123envoiture.com proposent des déplacements d’une ville à l’autre, uberPOP s’apparente en tous points à un service de taxi, offrant la possibilité dans une même ville d’aller d’un point A à un point B.

D’ailleurs, avec uberPOP, tout particulier propriétaire d’une voiture, âgé de 21 ans, titulaire du permis de conduire depuis 3 ans minimum et d’un casier judiciaire vierge peut devenir chauffeur, travail pour lequel il recevra 4 euros minimum par trajet, plus 35 centimes par minute ou 80 centimes par kilomètre… ?

C’est dans ces conditions pas forcément très nettes que la DGCCRF souhaite mener son enquête sur les pratiques de covoiturage poursuivant un but lucratif. Affaire à suivre…

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