Contre la hausse des prix du carburant : puiser dans les stocks de l’État ?

Clairement réfractaire à toute réduction de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), le gouvernement a proposé mercredi 28 mars de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole de l’État pour réduire les prix du carburant.

Sur la demande des États-Unis et non pour des raisons électoralistes, selon le ministre de l’Énergie Éric Besson, cette pratique repose sur «la libération d’une partie des stocks stratégiques» de pétrole. En principe, les réserves de pétroles ne sont utilisées qu’en cas de crise internationale.

La réduction des prix du carburant s’impose comme une nécessité

Ainsi, la France disposait en octobre dernier de 17 millions de tonnes de pétrole brut dans ses réserves stratégiques, soit l’équivalent de 98.5 jours de consommation alors que ses obligations internationales lui imposent de disposer d’un stock de 90 jours.

Comme vous le savez, ce mois-ci, le litre d’essence a atteint 2 euros dans certaines stations parisiennes. Or, et vous le savez tout aussi bien, le candidat socialiste à l’élection présidentielle en avril prochain, François Hollande s’est prononcé en faveur d’un «blocage des prix sur une durée de trois mois permettant l’introduction d’une TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) flottante».

D’emblée écartée d’un revers de la main par le président candidat, celui-ci avait plutôt proposé aux conducteurs de faire jouer la concurrence entre les stations-services.

Selon LeParisien.fr, «Près d’un Français sur deux (49,8%) estime que son vote peut être influencé par les propositions des candidats à la présidentielle pour faire baisser le prix des carburants». De quoi donner envie effectivement de puiser dans les stocks stratégiques de l’État…

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