15 000 conducteurs ont déjà choisi l’assurance « Pay how you drive »

Pays as you drive

L’introduction de la big data dans l’univers de l’assurance auto signera-t-elle l’avènement d’une nouvelle ère où Big Brother garde un œil sur tous les conducteurs ? Pas si sûr : coûts réels, justice des tarifs, réseau digital… le système d’assurance à la carte « pay how you drive » a déjà séduit plus de 15 000 automobilistes français.

Adopter le « Pay how you drive » (PAYD), cela signifie accepter d’être contrôlé et mesuré en permanence, mais cela signifie aussi bénéficier de tarifs préférentiels en cas de bonne conduite. Un pari que 15 000 conducteurs ont déjà amorcé en France et qui va progressivement modifier le rapport entre assurés et assureurs.

Allianz et Direct Assurance (YouDrive) n’ont pas fait le même choix de clientèle cible : si Direct Assurance propose ses offres aux jeunes conducteurs (moins de 7 ans de permis ou première assurance), Allianz, propose sa formule à tous les automobilistes et espère faire du PAYD un nouvel argument commercial de poids.

« À ce jour, nous totalisons 7 000 ventes en « Pay how you drive », nous constatons d’ailleurs une accélération des souscriptions ». Delphine Asseraf, directrice Digital, marque et communication d’Allianz France.

Pour s’équiper, il suffit de connecter un boîtier intelligent sur un port de la voiture. Les données sont communiquées au smartphone du conducteur, qui les transmet automatiquement à l’assureur. Habitués aux nouvelles technologies et à l’aise dans leur rapport à la conduite, les 30-50 ans représentent plus de la moitié des utilisateurs du PAYD d’Allianz et 64 % sont des hommes.

Comment expliquer ce phénomène ?

Plusieurs facteurs expliquent l’engouement des conducteurs et des assureurs pour le PAYD :

  • Un sentiment de plus grande « justice » au moment de payer la prime d’assurance. Les assurés PAYD n’ont plus l’impression de payer pour les erreurs des mauvais conducteurs et ont globalement moins de sinistres à l’année.

« Notre objectif est d’offrir une assistance à la conduite, un accompagnement, et de valoriser les bons comportements », souligne Delphine Asseraf.

  • De vraies économies au quotidien. À ce jour, 90 % des assurés bénéficient d’une réduction par rapport à leur tarif de base. En moyenne, cette réduction est supérieure à 20 %.
  • Le plaisir d’être récompensé et fidélisé. Un bon conducteur doit attendre 13 ans chez un assureur traditionnel pour obtenir un bonus 50 et donc payer une prime réduite. Ce processus est grandement accéléré grâce au PAYD.
  • Du côté des assureurs, c’est une mine de data sur les assurés. Les études sur l’accidentologie, la sinistralité et les modes de conduite sont facilitées.

Les points de vigilance

En revanche, quelques facteurs tendent encore à décourager certains utilisateurs et à freiner le développement du PAYD chez les assureurs :

  • Il peut être désagréable de se sentir « suivi ». En vrai mouchard, le boîtier installé dans le véhicule mesure l’intégralité des déplacements et des variations de conduite de l’assuré.
  • Les conducteurs ayant déjà un bonus intéressant n’ont que peu à gagner sur leur prime. En revanche, le coût d’installation du boitier peut être une charge supplémentaire.
  • Du côté des assureurs, le coût de gestion est supérieur à celui d’une assurance traditionnelle et pose de vraies questions d’évolution du marché.
Chez Allianz, les bons conducteurs peuvent obtenir jusqu’à 30 % de réduction sur leur prime d’assurance. Amaguiz propose jusqu’à -36 % et YouDrive (Direct Assurance) jusqu’à 50 %. Seul ce dernier prévoit de faire payer plus cher les conducteurs qui ont des sinistres (+10 % maximum par rapport au tarif de base).
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