Les batteries à flux vont-elles relancer le marché de la voiture électrique ?

Batterie à flux électriques

Rapides à recharger, plus légères et économiques, les nouvelles batteries à flux offrent une alternative au  lithium depuis que leur densité énergétique a été augmentée. Une avancée technologique qui relance l’urgence du passage à l’électrique au volant.

Alors que le rechargement des voitures électrique – processus lent et compliqué en raison du manque de bornes en France – reste un frein au développement du marché de la voiture verte, de nouvelles batteries à flux, à la densité énergétique boostée, pourraient relancer l’attrait vers l’électrique.

Une autonomie boostée

Les batteries à flux ont longtemps été accusées de stocker moins d’énergie que les batteries au lithium, ceci en raison de leur fort contenu en ions vanadium, qui finissent par traverser la membrane séparatrice de la batterie et la déchargent prématurément.

Mais les nouveaux modèles de batteries à flux (composés d’ion vanadium) seraient plus tenaces, plus légers, offriraient une autonomie de 400 km à 600 km et une capacité de recharge beaucoup plus rapide, le tout pour un coût restreint (deux fois moins élevé que celui des batteries au lithium traditionnelles). Des arguments qui ont de quoi séduire les constructeurs… et les consommateurs.

Batterie à flux

La QUANT e-Sportlimousine de NanoFlowCell roule avec une batterie à flux

Un rechargement éclair

En effet, les batteries à flux dernière génération ne semblent plus poser de problème de rechargement. Leurs piles à flux sont composées de deux réservoirs remplis d’un liquide dans lequel des électrolytes sont dilués. Le courant électrique provient de la réaction chimique produite par les électrolytes lors du pompage des fluides à travers une membrane qui les maintient à distance.

Ces batteries présentent donc la possibilité d’être rechargées :

  • en station-service, aussi rapidement qu’en faisant le plein d’une voiture classique. L’électrolyte déchargé est alors pompé hors du réservoir et remplacé par un liquide chargé (dans cette situation, l’électrolyte retiré du véhicule peut être rechargé à la station par une source d’énergie renouvelable).
  • en remplaçant intégralement l’électrolyte, si aucune source d’énergie n’est disponible pour la charge.

Basé sur l’emploi d’électrolytes liquides interchangeables, le principe de la batterie à flux a été créé dans les années 1950. Il a ensuite été développé par les chercheurs de la NASA dans les années 1970, avant d’être breveté sous sa forme actuelle, c’est à dire à partir d’électrolytes à l’acide sulfurique, en 1989.

> Lire aussi : Essence ou diesel, que choisir ?
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Et si on discutait ?

    Bonjour LeLynx.fr,
    Article très intéressant !
    Cependant pourriez-vous me préciser quelles propriétés chimiques font de l’ion valadium un éléments plus « tenaces » que le lithium ?
    Bien cordialement ,

    Répondre

    Bonjour @Meziane,
    Laissez-nous le temps de passer un doctorat en chimie et nous vous répondrons avec plaisir ! 😉

    Répondre

    Bonjour Meziane :
    pour fabriquer du courant il suffit de créer une : DDP: c’est à dire une différence de potentiel: c’est à dire de s’efforcer de maintenir des charges « PLUS » d’un côté d’une  » MEMBRANE » et des charges « MOINS » de l’autre côté de la même MEMBRANE; donc peu importe que l’on utilise le LITHIUM ( qui est pourtant l’un des éléments le plus facilement pourvoyeur d’électrons) ou le VANADIUM ou un autre des 90 autres élément sortis du Tableau de Mendeleiev (classification dite Périodique des éléments naturels qui composent l’univers).
    Tout progrès dans le domaine des batteries viendra donc de la conception et de la technologie de fabrication des membranes !!!
    What Else ??!

    Répondre

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