Les recettes des radars en baisse à cause des panneaux avertisseurs ?

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme sur la baisse des recettes des amendes forfaitaires récoltées à partir de PV des radars routiers. Votre comparateur d’assurance auto LeLynx.fr vous donne un bref aperçu de ce que dit ce rapport et les raisons qui expliqueraient cette baisse.

radar-argent

Un grand manque à gagner pour l’Etat

En progression depuis 2006, les amendes forfaitaires issues du « contrôle automatisé », aussi appelés AF radars, auraient dû rapporter 674 million d’euros à l’Etat en 2013. Du moins c’est ce qu’avait prévu l’administration des finances publiques dans leur budget prévisionnel. Au final, que 579,3 millions ont été récoltés; ce qui représente une baisse considérable par rapport aux 620 millions d’euros récoltés en 2012.

Pour redresser les recettes versées à l’Etat, la Cour des comptes a émis quelques recommandations parmi lesquelles elle préconise l’abandon de la dépénalisation des PV de stationnement dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2016. En effet, si les amendes de 17 € devaient être remplacées par des «forfaits depost-stationnement», cela représenterait un manque à gagner pour l’Etat car cette nouvelle sanction, dont le maire de la commune fixerait le montant, serait payable à la collectivité locale et non directement à l’Etat.

Le comportement des automobilistes ne s’est pas amélioré pour autant

Rien n’indique qu’il y a moins de contraventions parce que les automobilistes respectent scrupuleusement les limites de vitesse. La Cour des comptes pointe donc du doigt les panneaux avertisseurs plutôt que d’attribuer le mérite aux automobilistes.

Pour tenter de comprendre cette baisse, alors que le nombre de radars opérationnels a augmenté, la Cour des comptes cite deux évènements:

  • Le changement de prestataire pour l’entretien du matériel en cours d’année;
  • La destruction de 130 radars par les «Bonnets rouges» lors des manifestations contre l’écotaxe.

En outre, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) assurant la transformation des infractions relevées par les radars en contraventions s’est vu restreindre ses subventions. En conséquence, l’agence n’a pas atteint son objectif par manque de fonds.

Source: LesEchos.fr

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