Auto : stop au monopole sur les pièces détachées !

Le 08 octobre 2012, l’Autorité de la Concurrence a rendu un avis relatif au fonctionnement concurrentiel des secteurs de la réparation et de l’entretien de véhicules et de la fabrication et de la distribution de pièces de rechange, aux termes duquel elle se prononce pour qu’un terme soit mis au «monopole sur les pièces détachées visibles». Explications…

Pour rappel, en juillet dernier Bruno Lasserre, le président de l’Autorité avait déjà formulé quelques doutes quant à la concurrence opérée chez les assurances auto, se fondant sur le fait que ces derniers n’ont pas cru devoir peser pour une baisse des prix de la réparation automobile et des pièces auto.

Pièces automobile: que souhaite l’Autorité de la concurrence?

Le monopole sur les pièces auto visibles, c’est les constructeurs qui le détiennent selon l’Autorité de la concurrence. Et de préciser «Le secteur de l’entretien et de la réparation de véhicules automobiles en France est caractérisé par un leadership des réseaux de réparateurs agréés des constructeurs, qui détiennent 53 % du marché en valeur et 45 % en volumes.»

Le marché de la réparation et de l’entretien de véhicules récents (de moins de 5 ans), poursuit le rapport, ne semble souffrir d’aucune concurrence ou presque puisqu’il est détenu à 80% (pour les véhicules de moins de 2 ans) et à 70% (pour ceux de 3 à 4 ans) par les réseaux des constructeurs.

C’est dans ces conditions que l’Autorité préconise de:

  • permettre aux réparateurs indépendants de concurrencer les réseaux de réparateurs agréés des constructeurs;
  • protéger la concurrence au sein des réseaux agréés;
  • faciliter l’accès des fabricants de pièces de rechange au marché de l’après-vente;
  • assurer la diffusion des informations techniques des constructeurs nécessaires à la réalisation des prestations d’entretien et de réparation par les réparateurs indépendants.

En gros, l’Autorité souhaite l’ouverture du marché des pièces auto qui «pourrait être fixé par la loi et l’échéancier prévu par décret» dans l’objectif de réduire les prix.

Source: L’Argus de l’Assurance

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