Auto : être victime d’une doublette

Il ne s’agit ni d’un «jeu d’orgue de 2 pieds ouvert, à la double octave des jeux de 8 pieds qui sont le vrai ton de l’orgue», ni même d’une «équipe de deux joueurs». Non, ce que l’on nomme «doublette» désigne bien plus prosaïquement l’usurpation des plaques d’immatriculation d’un véhicule.

Les plaques d’immatriculation étant très faciles à copier, la rédaction d’Auto Plus dans son édition du lundi 04 mars nous apprend que nul, pas même le président de la République, n’est à l’abri d’une doublette.

À quoi sert la doublette?

Avec toute l’innocence qui vous caractérise, vous vous demandez à quelle fin la copie d’une plaque d’immatriculation peut bien servir? Eh bien, sachez qu’on ne copie généralement pas une plaque pour rien mais bien pour commettre des infractions sans en subir les conséquences.

De plus en plus courant, ce phénomène pose entre autres le problème de «l’insuffisance des contrôles de la part des ‘faiseurs’ de plaques» comme le soulève Auto Plus qui a d’ailleurs mené une enquête visant à savoir s’il était possible de copier la plaque de la Citroën DS5 de François Hollande.

Fausses plaques: de quoi faut-il se méfier?

En cause dans le phénomène grandissant des fausses plaques d’immatriculation, on peut clairement souligner tout à la fois le système même des amendes automatisées et la manque de contrôle pointé du doigt par Auto Plus.

Or, ce manque de contrôle doit aussi être lu au regard de la multiplication récente du nombre d’éditeurs de plaques. Ainsi, le magazine nous dit que «des sites web ont récemment rejoint les garagistes, centres-autos et cordonniers sur le marché des éditeurs de plaques».

C’est dans ces conditions qu’Auto Plus a passé commande auprès de 8 sites Internet pour recevoir des plaques d’immatriculation. Niveau enseignement, voici ce qu’on peut d’ores et déjà en tirer:

  • 6 sites sur 8 ont livré les fausses plaques demandées sans vérification des papiers officiels pour la délivrance des plaques;
  • Seul le site Nouvelleplaque.com a refusé «l’édition des supports, même après l’envoi d’un certificat provisoire d’immatriculation (CPI) contrefait et incohérent.»
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