À quoi servent vraiment les nouveaux avertisseurs de radars ?

Vous ne le savez que trop bien, à l’occasion du Comité interministériel de la sécurité routière de mai 2011, il a entre autres été décidé d’interdire les avertisseurs de radars, au motif qu’ils seraient «une incitation à enfreindre les règles en matière de limitation des vitesses».

Du coup, au lieu de disparaître complètement, ces avertisseurs de radars ont été remplacés par des outils d’aide à la conduite. En effet, comme l’indique la rédaction d’Euro-Assurance, l’accord signé entre les fabricants d’avertisseurs de radars (Coyote, Inforad, Wikango, etc…) et le ministère de l’Intérieur imposait à ces premiers de «ne plus proposer de produits non conformes».

Précision des avertisseurs de radars contre imprécision des outils d’aide à la conduite

Ainsi, les fabricants d’avertisseurs de radars peuvent continuer à exercer leur activité et les automobilistes, motards, scootéristes et autres usagers de la route continuer à acheter ces produits, à la condition que ceux-ci soient le moins précis possible.

En effet, le gros du passage de l’avertisseur de radar à l’outil d’aide à la conduite réside dans l’imprécision de ce dernier. En d’autres termes, «les usagers pourront continuer à s’échanger des informations sur la route en temps réel, sauf qu’il ne s’agira plus de « points précis » mais de « zones dangereuses » (500 mètres en ville, 2 km hors agglomération et carrément 4 km sur autoroute !)»

Pour l’heure, seul le fabricant Coyote propose son application mobile iCoyote conforme à l’accord, mais eu égard à une demande faible et des ventes décevantes, l’utilité même de l’outil d’aide à la conduite semble être complétement remise en question.

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