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Nouveau contrôle technique : qu’est-ce qui change ?


Le 20 mai 2018, le contrôle technique a évolué. Plus de points à vérifier, de nouvelles défaillances, des prix en augmentation…et beaucoup de rumeurs ! LeLynx.fr fait le point sur ce qui change pour vous et votre automobile.

Encore une mesure gouvernementale…

fauxFaux !

L’idée de durcir le contrôle technique ne vient pas du gouvernement, mais de décrets européens. L’Europe s’est fixé des objectifs en matière de sécurité et espère réduire de 50% le nombre de personnes tuées sur les routes d’ici 2020. Un contrôle technique plus poussé va dans ce sens : cela permettra de mieux détecter les véhicules dangereux ou à risque. Ainsi, la France ne fait qu’appliquer des directives européennes de 2014, pour s’harmoniser au reste des pays du continent.

Un nouveau cas de figure possible

vraiVrai !

Jusque-là, le contrôle technique d’un véhicule pouvait aboutir à 2 résultats :

  • « favorable », dans le cas de défaillances mineures ;
  • « défavorable », dans le cas de défaillances majeures demandant des réparations et une contre-visite dans un délai de 2 mois.

Désormais, les experts peuvent aussi émettre un avis défavorable « pour défaillances critiques ». Concrètement, cet avis est rendu lorsque l’état du véhicule représente un danger immédiat en termes de sécurité routière ou d’environnement. Par exemple : des plaquettes de frein mal montées, un essieu fêlé, un siège conducteur mal fixé…

controle technique

Le nombre de points de contrôle explose

fauxFaux !

Jusque-là, l’examen était composé de 124 points de contrôle. Depuis le 20 mai dernier, il en compte 132.

En revanche, les défaillances constatées augmentent davantage. On en répertorie désormais 668, contre 453 auparavant. Il y a une explication logique à cette hausse : l’introduction d’un nouveau niveau de gravité (« défavorable pour défaillances critiques ») entraine une augmentation logique du nombre de défaillances potentielles.

La durée de l’intervention est allongée

vraiVrai !

Le contrôle technique d’un véhicule prendra un peu plus de temps qu’avant et ce pour plusieurs raisons. D’une part, il y a plus de points à contrôler, donc plus de temps à consacrer à l’intervention et d’autre part, les professionnels doivent évaluer plus précisément le degré de gravité de la défaillance.

Avant les nouvelles réglementations, la durée moyenne d’un contrôle technique était de 40 minutes. Il faudra compter un peu plus désormais. A long terme, l’écart se réduira probablement puisque les professionnels devraient progressivement devenir plus familier avec les nouvelles nomenclatures et estimer plus facilement les niveaux de gravité.

24h seulement pour faire réparer son véhicule

fauxFaux !

En cas d’avis favorable, pas de contre-visite obligatoire. En cas d’avis défavorable pour défaillance majeure, la contre-visite est obligatoire sous 2 mois, pour vérifier que les réparations nécessaires ont bien été réalisées.

En cas d’avis défavorable pour défaillance critique, le délai pour la contre-visite est également de 2 mois. En revanche, le véhicule ne peut être utilisé que le jour du contrôle technique. Passées ces 24h, il n’est plus autorisé à rouler. Ainsi, les réparations ne doivent pas être effectuées sous 24h, mais la prise de rendez-vous avec un spécialiste oui.

budget auto

Le prix du contrôle augmente

vraiVrai !

Le contrôle technique étant désormais plus long et plus précis, une certaine hausse des prix est très probable. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, elle pourrait atteindre les 15-20%. Jusque-là, la facture moyenne tournait autour de 65€.

En revanche, rien ne dit que les augmentations seront généralisées. Les centres agréés sont libres de fixer leurs tarifs, certains feront donc peut-être le choix de ne pas les augmenter pour attirer la clientèle.

La fréquence reste la même

vraiVrai !

La fréquence du contrôle technique ne change pas pour les voitures particulières. Elle est toujours obligatoire dès les 4 ans du véhicule, puis tous les 2 ans.

Pas de changement non plus à signaler du côté des sanctions applicables. En cas de défaut de contrôle technique ou de défaut de contre-visite, l’amende est de 135€ (majorable ou minorable en fonction des délais de paiement).

Attention, ne pas se plier au contrôle technique est passible d’une amende, mais également d’une exclusion de garantie pour certaines assurances auto.

 

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